l'Institut Vanier de la famille
Au sujet de l'IVFContactez-nousRegistre des visiteursAide?
Quoi de neuf?
Salle des médias
Bibliothèque virtuelle
Informations sur l'adhésion
Liens
Commentaire
Traits de familles

Conférence du 40e anniversaire

Allocution D'Ouverture

Al MacKay, Président

M. Al MacKay, président de l’Institut Vanier de la famille,
prononçant l’allocution d’ouverture de l’année qui marque le 40e anniversaire de l’Institut.

Excellence, distingués invités, mesdames et messieurs. Je m'appelle Al MacKay. Je suis le président de l'Institut Vanier de la famille et, à ce titre, je préside le conseil d'administration de l'Institut.

Au nom du conseil et du personnel, je vous souhaite la bienvenue à cette soirée spéciale pour marquer le 40e anniversaire de l'organisation qui nous tient tous tant à coeur — et qui a apporté une si grande contribution au Canada.

L'Institut a vu le jour à la résidence du gouverneur général en 1964 quand leurs Excellences, le gouverneur général Georges Vanier et madame Pauline Vanier, ont accueilli les participants au Congrès canadien de la famille. À cette époque, plusieurs éminents Canadiens ont participé à des échanges judicieux sur la situation de la famille canadienne.

Voilà pourquoi nous sommes très reconnaissants à votre Excellence d'avoir accepté d'être des nôtres pour cette célébration. Pour l'Institut, c'est un peu comme un retour à la maison. Et, même si notre réunion de famille a changé d'endroit, nous savons tous que la flexibilité est la caractéristique de toute vie de famille réussie.

Cette conférence sur la famille était basée sur une recherche fondamentale effectuée par M. Frederick Elkin, Ph. D., qui est d'ailleurs parmi nous ce soir. Le document de M. Elkin, La famille au Canada : Données, recherches et lacunes du savoir sur les familles au Canada, a ouvert la voie à une grande partie des premiers travaux de l'Institut Vanier.

Qui plus est, la recherche de M. Elkin a mis la barre exceptionnellement haute en termes de détermination de normes sur la qualité pour les nombreux rapports et études qui ont suivi.

Nous publierons dans les prochaines semaines la troisième édition de Profil des familles canadiennes et une nouvelle étude Familles de demain : Enquête sur les rêves et les espoirs des Canadiens, des exemples de recherches de haut niveau et fiables qui font la renommée de l'Institut.

Quand l'Institut a été créé suite à la conférence et comme legs à leurs Excellences le gouverneur général et madame Vanier, le gouverneur général a comparé l'Institut à une commission royale. Il a ajouté qu'il s'agirait d'une « Commission royale chargée de mener des recherches sur la famille canadienne afin de tout connaître sur elle dans un monde en évolution. Et, comme l'acquisition et l'examen des connaissances sur la famille seraient nécessaires tant que nous habiterions cette planète, la Commission royale sera permanente. »

Toute personne ayant déjà vécu et travaillé dans cette ville connaît les commissions royales. Elles sont souvent formées pour aider le gouvernement à se sortir d'une situation intenable sur un sujet particulier — et puis le rapport est conservé dans… en tout cas, je suis certain qu'il existe une chambre secrète quelque part au sous-sol de l'édifice de l'Ouest où la plupart des rapports des commissions royales dorment sous la poussière.

Pourquoi alors cette « Commission royale » connaît-elle du succès depuis 40 ans? Cette réussite repose en grande partie sur le travail accompli en 1972 par le conseil d'administration de l'Institut Vanier. Présidé à l'époque par Beryl Plumptre, le conseil a défini deux principes fondamentaux pour orienter l'organisation :

Premièrement, l'Institut Vanier doit bien connaître tous les types de vie familiale — non pas de la famille idéale — mais de la réalité vécue par les familles.

Deuxièmement, l'Institut Vanier doit tenir compte de l'interaction entre la famille et les structures sociales.

L'orientation du travail de certaines organisations est basée sur une notion rigide de la famille. Cependant, l'Institut Vanier utilise une définition très large et inclusive de la famille — et met ensuite l'accent sur ce que les membres de la famille se transmettent mutuellement, le rôle de la famille dans la société et ce dont les familles ont besoin dans la société où elles évoluent. J'estime que c'est pour cela que l'Institut Vanier demeure une présence vibrante et essentielle après 40 ans d'existence.

Une bonne partie des réussites de l'Institut peut être attribuée aux hommes et aux femmes, de tous les horizons et de toutes les régions du pays, qui ont siégé à son conseil d'administration. Ils ont donné généreusement de leur temps — parfois au détriment du bien-être de leur propre famille. Ils ont aussi partagé leurs connaissances et leur expérience pour guider l'orientation de l'Institut et appuyer son personnel.

La plupart des membres du conseil d'administration actuel et certains des anciens membres sont parmi nous ce soir — nous aurons l'occasion de prendre des nouvelles les uns des autres à la réception qui suivra.

L'Institut Vanier est très fière de ses membres du conseil—mais il y a parfois des contretemps même si le comité des candidatures fait de son mieux.

Un membre nous a informé soudainement qu'il avait reçu un « appel » et qu'il descendait à Ottawa pour être ministre. Je dois vous avouer que cette nouvelle m'a grandement inquiété — aucun président ne veut perdre un membre du conseil pendant son mandat. Alors, j'ai vérifié les dossiers de toutes les églises de la région de la capitale et je n'ai trouvé aucune trace de lui. Où qu'il se trouve, j'espère que ce Ken Dryden s'en tire bien.

Avant d'inviter son Excellence à nous adresser la parole, je voudrais féliciter les membres du personnel de l'Institut pour le remarquable travail qu'ils accomplissent jour après jour.

Ils portent des roses ce soir — et comme vous pouvez le constater j'ai été promu membre honoraire du personnel pour la soirée. Ces gens forment une famille et nous sommes très chanceux de les avoir.

Comme le sait toute personne familière avec le secteur sans but lucratif, ils ne sont pas là pour l'argent ou pour promouvoir leur carrière. Ils tirent beaucoup de satisfaction du fait de savoir que leurs actions font une différence — nous devrions tous être aussi chanceux dans notre carrière.

S'il est vrai que chaque membre du personnel joue un rôle vital — le leadership dont ont fait preuve Alan Mirabelli et Bob Glossop pendant plus de la moitié de l'existence de l'Institut mérite nos éloges. Nous leur sommes redevables d'avoir dirigé la recherche, géré les ressources financières et disséminé largement le travail de l'Institut.

Leur leadership a fait de l'Institut la ressource par excellence pour de l'information rigoureuse sur les tendances familiales. Leurs commentaires objectifs et leurs interprétations de ces tendances ont donné à l'Institut Vanier une formidable réputation auprès des décisionnaires, des spécialistes en sciences sociales, des médias, du public canadien et d'un auditoire international croissant qui visite de plus en plus notre site Web.

Ogden Nash a un jour décrit la famille comme une unité composée non seulement d'enfants, mais d'hommes, de femmes et à l'occasion d'un animal et d'un rhume.

Peu importe comment on le définit — et quelle que soit sa composition et ses excentricités — nous sommes tous liés dans une relation unique où nous faisons partie intégrante de quelque chose de plus grand que nous-mêmes.

Je voudrais maintenant inviter Son Excellence, la très honorable Adrienne Clarkson, à vous adresser la parole.

 

À propos du conférencier… Allan D. MacKay est Président de l'Institut Vanier de la famille