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Connexions - Cerner les liens entre le travail et la famille Emploi, famille et stress chez les conjoints, les conjointes et les parents seuls, 15-64 ans, de 1990 à 2000
Format PDF par Roger Sauvé People Patterns Consulting (2002)
Table des matières - PREMIÈRE PARTIE - APERÇU
- DEUXIÈME PARTIE - ANALYSES ET GRAPHIQUES SUR LES TENDANCES
- Participation et structure de la population active rémunérée(Tendances 1-24)
- Tendances 1 et 2 - Nombre et âge des conjoints, des conjointes et des parents seuls
Tendance 1 - Les conjoints, les conjointes et les parents seuls croissent en nombre... Tendance 2 - … et ils vieillissent - Tendance 3 et 4 - Taux d'emploi et de chômage
Tendance 3 - Le marché de l'emploi rémunéré attire de plus en plus de personnes Tendance 4 - Taux de chômage volatile - source de joie et d'angoisse - Tendances 5 et 6 - Les conjoints, les conjointes et les parents seuls selon le genre de famille et l'âge
Tendance 5 - Le nombre de couples avec enfants a peu progressé dans la décennie Tendance 6 - Les pères seuls sont beaucoup plus âgés que les mères seules - Tendances 7 et 8 - Taux d'emploi selon le genre de famille et le sexe
Tendance 7 - Taux d'emploi en forte hausse chez les conjointes avec enfants Tendance 8 - Poussée des taux d'emploi chez les mères seules - Tendances 9 et 10 - Taux d'emploi selon l'âge de l'enfant
Tendance 9 - L'âge de l'enfant influe le plus sur la situation professionnelle de la mère seule Tendance 10 - 87 % des conjoints travaillent sans égard à l'âge de leurs enfants - Tendances 11 et 12 - Emploi atypique
Tendance 11 - Convergence des groupes dans l'emploi atypique Tendance 12 - Les femmes sont plus susceptibles d'occuper un emploi atypique - Tendances 13 et 14 - Plus d'information sur l'emploi atypique
Tendance 13 - Les conjointes avec enfants se classent au premier rang pour les emplois atypiques Tendance 14 - Les emplois atypiques varient peu selon l'âge chez les conjointes avec enfants - Tendances 15 et 16 - Ancienneté professionnelle
Tendance 15 - L'ancienneté professionnelle en hausse pour tous les genres de famille au cours de la décennie Tendance 16 - Les conjointes avec enfants restent plus longtemps avec le même employeur - Tendances 17 et 18 - Heures consacrées à un emploi rémunéré
Tendance 17 - Les hommes consacrent de plus longues heures à un emploi rémunéré Tendance 18 - Plus de conjointes avec enfants travaillent 40 heures ou plus - Tendances 19 et 20 - Heures supplémentaires
Tendance 19 - Les hommes sont beaucoup plus susceptibles de faire des heures supplémentaires Tendance 20 - Deux soutiens économiques signifient plus d'heures supplémentaires pour les deux - Tendances 21 et 22 - Gains horaires et hebdomadaires
Tendance 21 - Le salaire des conjoints atteint son sommet à 45-54 ans Tendance 22 - L'écart salarial hebdomadaire est plus faible chez les femmes plus jeunes sans enfants - Tendances 23 et 24 - Revenus familiaux
Tendance 23 - Redressement du revenu familial de 1996 à 1999 Tendance 24 - Le deuxième soutien économique ajoute environ 15 000 $ au revenu familial
- Connexions entre le travail rémunéré et les responsabilités familiales (Tendances 25-36)
- Tendances 25 et 26 - Raisons invoquées pour le choix d'un emploi à temps partiel
Tendance 25 - Les enfants influent beaucoup sur qui travaille à temps partiel Tendance 26 - Pour les conjointes de 25 à 34 ans, avoir des enfants va de pair avec l'emploi à temps partiel - Tendances 27 et 28 - Pourquoi on quitte un emploi sans en chercher un autre
Tendance 27 - Beaucoup de conjointes avec enfants quittent leur emploi pour des raisons familiales Tendance 28 - Beaucoup de conjointes avec enfants s'abstiennent de travailler pour des raisons familiales - Tendances 29 et 30 - Autres données sur les jeunes mères quittant leur emploi
Tendance 29 - Les jeunes conjointes avec enfants doivent faire le plus de compromis Tendance 30 - … Il en est de même pour les mères seules - Tendances 31 et 32 - Jours de travail perdus
Tendance 31 - Les femmes prennent beaucoup plus souvent des jours de congé pour des raisons familiales Tendance 32 - Enfants malades? Les jeunes mères restent à la maison! - Tendances 33 et 34 - Travail rémunéré et non rémunéré
Tendance 33 - Les conjointes avec enfants « travaillent » de plus longues heures par jour Tendance 34 - La présence d'enfants ajoute environ une heure par jour à la « charge de travail totale » - Tendances 35 et 36 - Emploi du temps et tâches multiples
Tendance 35 - Plus de conjointes que de conjoints occupent un second « poste de travail » pour s'occuper des enfants Tendance 36 - … et des travaux domestiques
- Stress (Tendances 37-42)
- Tendances 37 et 38 - Stress selon le genre de famille et l'âge
Tendance 37 - Le stress selon le genre de famille et l'âge Tendance 38 - Les niveaux de stress ont augmenté pendant les années 1990 Surprise? Les familles avec enfants sont plus stressées - Tendances 39 et 40 - Le deuxième soutien économique et l'impact sur le stress
Tendance 39 - Lorsqu'il y a des enfants, un deuxième soutien économique est synonyme de stress accru pour les mères Tendance 40 - Chez les couples sans enfants, aussi bien la conjointe que le conjoint sont plus stressés - Tendances 41 et 42 - Les conjoints et conjointes ne sont pas stressés pour les mêmes raisons
Tendance 41 - Dans les familles à deux soutiens économiques avec enfants, les conjointes ont moins de temps pour la famille Tendance 42 - Chez les couples sans enfants, les deux soutiens économiques manquent de temps de loisirs
- Notes en fin de texte
PREMIÈRE PARTIE APERÇU
Points saillants Ce rapport analyse et présente en graphiques et tableaux les connexions entre le travail rémunéré et les tendances familiales pour les conjoints, les conjointes et les parents seuls. La période visée s'étend généralement de 1990 à 2000. Dans tous les cas, l'information provient de sources de Statistique Canada. Les mots « conjoint » et « conjointe » s'entendent des personnes mariées ou vivant en union libre.Quelques conclusions renversantes, surprenantes ou inattendues - Les conjointes (15-24 ans) avec enfants qui travaillent à temps plein, perdent environ 60 jours de travail rémunéré par année pour des raisons familiales. (Tendance 32)
- Parmi les différents genres de famille, le groupe des pères seuls a connu la plus forte croissance (58 %) au cours de la dernière décennie. (Tendance 5)
- Plus de 40 % des conjointes avec enfants qui quittent volontairement leur emploi le font pour des raisons familiales. (Tendance 27)
- Quand une famille possède deux soutiens économiques, les deux conjoints sont plus susceptibles de faire des heures supplémentaires. (Tendance 20)
- Les mères seules ont connu la plus forte augmentation en termes de taux d'emploi entre 1990 et 2000, et sont maintenant plus susceptibles d'avoir un emploi rémunéré que les conjointes sans enfants. (Tendances 8 et 9)
- Le nombre de membres de familles canadiennes qui rapportent être « très stressés » a connu une forte hausse entre 1992 et 1998. (Tendance 37)
- Dans une famille avec enfants possédant deux soutiens économiques adultes, plus de conjointes sont susceptibles de « manquer de temps à consacrer à la famille et aux amis », tandis qu'un plus grand nombre de conjoints sont susceptibles de déclarer « manquer de temps pour les loisirs ». (Tendance 41)
- Le pourcentage des couples, avec ou sans enfants, et de parents seuls qui occupent un emploi atypique a convergé ces dernières années. (Tendance 11)
- Le nombre d'années que les conjoints et les parents seuls passent auprès du même employeur est en hausse... et non à la baisse. (Tendance 15)
- Les conjointes (35-44 ans) avec enfants ont maintenant une ancienneté professionnelle égale à celles qui n'ont pas d'enfants. (Tendance 16)
Conclusions générales
Les couples partagent les responsabilités du travail rémunéré et non rémunéré. Les conjoints demeurent la principale source de revenu provenant de l'emploi rémunéré. Plus de conjointes occupent maintenant un travail à l'extérieur du foyer, mais elles conservent aussi les principales responsabilités de l'éducation des enfants et des soins à la famille. Dans ce dernier cas, cela se produit surtout quand il y a de jeunes enfants. Le nombre « d'heures totales » travaillées par les conjointes est plus élevé que celui des conjoints.
Connexions pour les conjointes avec enfants
De plus en plus de conjointes avec des enfants à la maison entrent dans la population active, mais elles assument encore la plupart des responsabilités immédiates pour les soins aux enfants et à la famille. Cette situation se confirme clairement dans plusieurs tendances. - Les taux d'emploi des conjointes avec enfants augmentent quand leurs enfants grandissent ou quittent la maison.
- De tous les groupes, les conjointes avec enfants accumulent le plus grand « nombre total d'heures » de travail.
- Ce sont les jeunes mères qui doivent faire le plus de compromis dans l'harmonisation de leurs responsabilités. En invoquant des raisons familiales, elles sont plus portées à travailler à temps partiel, à occuper d'autres emplois atypiques, à quitter des emplois, à rester à l'écart de la population active ou à demander une période de mise en disponibilité.
- Les conjointes avec enfants occupant un emploi, de même que les mères seules, rapportent les niveaux de stress les plus élevés par rapport aux conjointes sans enfants, aux conjoints et aux pères seuls. Ce groupe de conjointes éprouvent encore plus de stress parce qu'elles font partie d'une famille à deux revenus.
Connexions pour les conjoints avec ou sans enfants
Dans la vaste majorité des familles, les conjoints conservent leur rôle central de soutien de famille principal et fiable. - Les taux d'emploi des conjoints demeurent élevés et relativement stables sans égard à l'âge ou à la présence d'enfants.
- Les conjoints consacrent plus d'heures au travail rémunéré, sont plus susceptibles de faire des heures supplémentaires et de gagner plus par semaine. Ils prennent beaucoup moins de jours de congé pour raisons familiales.
- Les conjoints sans enfants dans une famille à revenu unique sont les moins stressés parmi tous les groupes.
- Les conjoints sans enfants deviennent plus stressés quand leurs conjointes acceptent un emploi rémunéré.
Connexions pour les conjointes sans enfants
Ce groupe a connu une croissance rapide au cours de la dernière décennie. Les tendances de l'emploi de ce groupe semblent se situer entre celles de leurs conjoints et celles des conjointes avec enfants. Le groupe de conjointes comprend celles qui n'ont pas encore d'enfants, celles sans enfants par choix ou en raison de circonstances particulières et les mères des « nids vides » dont le nombre croît rapidement.
Connexions pour les parents seuls
Dans les années 1990, la participation des mères seules à la population active rémunérée s'est accrue de façon spectaculaire, mais cela semble avoir entraîné chez elles un niveau de stress beaucoup plus élevé. Le manque d'information sur les pères seuls rend l'examen de ce groupe plus difficile, même si leur nombre croît plus vite que tout autre groupe. Les parents seuls sont beaucoup plus âgés que les mères seules.
Incidences sur les politiques - Les conjoints, les personnes apparentées, les amis et la société ont généralement besoin de comprendre et d'appuyer davantage les jeunes mères qui tentent d'harmoniser leurs responsabilités professionnelles et familiales.
- La plupart des travailleurs et travailleuses ayant une famille désirent une certaine stabilité dans leur emploi. Contrairement à la croyance populaire, l'ancienneté professionnelle augmente au lieu de diminuer et la situation s'améliore même pour les personnes travaillant à temps partiel. Dans certains cas, cette stabilité apporte de meilleurs avantages sociaux. La décision d'accorder plus d'avantages sociaux aux personnes travaillant à temps partiel est louable.
- Le temps est peut-être venu d'approfondir notre connaissance des pères seuls. La présente étude tente de le faire, mais il manque des données fiables sur ce groupe en croissance rapide.
Introduction et sources de données Ce rapport analyse et trace par des graphiques et des tableaux les connexions entre les emplois rémunérés et les tendances familiales pour les conjoints, les conjointes et les parents seuls. En général, la période visée s'étend de 1990 à 2000.Alors que la majorité des rapports sur le travail et la famille adopte une perspective ponctuelle ou sélective basée sur une enquête unique ou occasionnelle. Celui-ci tente d'établir les bases pour une analyse continue des tendances de l'emploi et de la famille en se fondant sur les données historiques et actuelles ainsi que sur d'autres sources. Toute l'information sur la population active contenue dans ce rapport peut être mise à jour tous les ans. L'information sur les activités à la maison et le stress peut être actualisée aux 5 à 6 ans. Dans tous les cas, l'information provient de sources publiées par Statistique Canada ou d'autres totalisations spéciales.
Un deuxième aspect clé du rapport est d'avoir choisi d'axer principalement l'analyse sur les membres des couples et les parents seuls.
Les connexions entre l'emploi et la famille sont déterminées par l'examen de trois domaines importants dans la vie des familles canadiennes. - Tendances dans la participation des conjoints, des conjointes et des parents seuls dans la population active rémunérée. (Tendances 1 à 24)
- Tendances sur comment la participation dans la population active rémunérée est liée à la façon dont les conjoints, les conjointes et les parents seuls accomplissent ou partagent les responsabilités professionnelles et familiales. (Tendances 25 à 36)
- Tendances dans les niveaux de stress rapportés par les conjoints, les conjointes et les parents seuls. (Tendances 37 à 42)
Plan du rapport
Le rapport tente d'analyser comment les conjoints, les conjointes et les parents seuls établissent les connexions entre leurs emplois et leurs familles au fil du temps ou à un moment précis dans le temps entre 1990 et 2000.
Le rapport est divisé en deux parties. L'aperçu initial présente un sommaire des conclusions majeures, un examen des sources des données et une introduction au sujet.
La deuxième partie a été conçue comme un livre-graphiques qui documente 42 tendances. Ils sont présentés à deux par page et les tendances connexes y sont regroupées. Les tendances examinent les orientations les plus significatives pour les conjoints, les conjointes et les parents seuls. Les tableaux et les graphiques fournissent une présentation graphique ou tabulaire des sujets plus importants. Chaque tendance est accompagnée d'une courte description et de commentaires pour en faciliter l'interprétation et ajouter des observations. Dans certains cas, notamment chez les pères seuls, l'échantillon était trop petit pour mesurer les résultats.
Comment lire le rapport
Chacun a son style de lecture et d'apprentissage pour ce genre de rapport. Voici une suggestion sur comment en retirer le plus possible. - Lire l'aperçu, y compris l'examen des conclusions majeures. Vous aurez ainsi une vue d'ensemble qui, espérons-le, vous interpellera.
- Examiner chacun des graphiques et des tableaux pour avoir une idée de certaines de ces tendances et tenter de tirer vos propres conclusions. Une approche utile consiste à choisir un groupe particulier, comme les conjointes avec enfants, et de voir comment ce groupe gère les connexions entre l'emploi (rémunéré et non rémunéré) et la famille.
- Passer en revue les descriptions et les commentaires pour chaque groupe de tendances.
- En discuter avec votre famille, vos amis, vos associés, vos étudiants et autres.
Présentation des groupes de conjoints, de conjointes et de parents seuls
L'analyse du rapport est axée sur les conjoints, les conjointes et les parents seuls. Elle cible particulièrement les conjoints et les conjointes (personnes mariées ou vivant en union libre) ainsi que les pères seuls et les mères seules. Dans certains cas, les données sont fractionnées davantage selon les groupes d'âge et le nombre de soutiens économiques dans la famille. Par conséquent, le rapport aide les lecteurs à se reconnaître (ou presque) dans les graphiques et les tableaux. Ces caractéristiques ne sont pas toutes résumées pour chaque tendance, seulement les plus importantes.
On distingue six principaux groupes de conjoints, de conjointes et de parents seuls : - Conjointes avec enfants
- Conjoints avec enfants
- Conjointes sans enfants
- Conjoints sans enfants
- Mères seules
- Pères seuls
Chaque groupe de conjoints, de conjointes et de parents seuls est analysé plus en détail selon six groupes d'âge : - 15-64 et parfois par tranche de 10 ans
- 15-24
- 25-34
- 35-44
- 45-54
- 55-64
Les couples ont été en outre subdivisés selon la situation professionnelle des conjoints et des conjointes : - Un conjoint/une conjointe est dans la population active rémunérée
- Les deux conjoints sont dans la population active rémunérée
La définition du mot enfant est importante La limite d'âge servant à classer les enfants varie un peu. Dans ce rapport, selon la source de données disponible ou la norme utilisée pour les totalisations spéciales, le mot « enfant » s'applique aux personnes qui vivent à la maison et font partie de l'un des trois groupes d'âge suivants : naissance à 17 ans, naissance à 18 ans ou naissance à 24 ans. Un enfant plus âgé que ceux de ces groupes et qui vit à la maison est habituellement classé par Statistique Canada comme personne apparentée et non comme un enfant. Curieusement, quand on analyse les familles monoparentales, une fille ou un fils est parfois classé comme un enfant sans égard à son âge. Dans la plupart des cas, on présume que l'utilisation de l'un ou de l'autre de ces grands groupes d'âge a peu d'incidence sur les résultats généraux. La plupart des tendances concernent des enfants de la naissance à 24 ans. Pour chaque tendance, on précise la limite d'âge utilisée.Sources de données La majorité de l'information contenue dans la partie sur les tendances provient de totalisations spéciales commandées pour cette étude et produite par Statistique Canada. L'Enquête sur la population active (annuelle), l'Enquête sociale générale et le Recensement du Canada 1996 ont servi à préparer les totalisations spéciales.Enquête sur la population active (EPA) - Chaque mois, Statistique Canada fait enquête auprès de 52 000 ménages sur différents aspects de leur participation ou non-participation à la population active rémunérée. Les résultats sont rapportés tous les mois et des sommaires sont publiés à la fin de chaque année.1 La majorité de l'information est disponible au niveau de l'individu seulement sans que ce dernier soit placé dans une unité familiale. Les produits réguliers de l'EPA fournissent seulement des données limitées sur les circonstances familiales de l'individu. La réalisation de cette analyse a nécessité l'achat de totalisations spéciales pour fournir des données particulières sur les conjointes, les conjointes et les parents seuls. Certaines des données remontent à 1976, tandis que d'autres ne sont disponibles qu'à partir de 1997. Les tendances 1 à 32 proviennent de cette totalisation spéciale.
Afin de cerner et de mettre en évidence les plus récentes tendances, ce rapport passe en revue l'expérience des familles pendant la période 1990 à 2000. Dans quelques cas (Tendances 1 à 4), l'analyse remonte à 1980, ce qui permet de placer les tendances plus récentes dans une perspective à moyen terme.
Enquête sociale générale (ESG) - Cette enquête de Statistique Canada vise deux principaux objectifs. La première est de collecter des données sur les tendances sociales et la deuxième est de fournir de l'information sur des questions sociales particulières d'intérêt actuel et futur. Ce rapport utilise des données tirées d'autres rapports publiés ainsi que des résultats d'une totalisation spéciale. Les classifications de la famille ressemblent à celles utilisées pour les totalisations de l'Enquête sur la population active. Les résultats sur les niveaux de stress (Tendances 33-34 et 37-42) proviennent des ESG 1992 et 1998. Les résultats sur l'emploi du temps sont moins précis en ce qui concerne les classifications de la famille.
Recensement du Canada (Recensement) - Un recensement de tous les Canadiens est réalisé tous les cinq ans et fournit une foule d'information sur les familles et les individus. Le rapport utilise les résultats de deux des nombreux rapports publiés sur le Recensement de 1996, soit Population active et travail non rémunéré des Canadiens et la Série : Le pays2. Les résultats sont présentés dans les tendances 9, 10, 35 et 36.
Une analyse des données fournies par Statistique Canada démontre clairement que l'étude des connexions entre l'emploi et la famille n'est pas un phénomène nouveau, mais qu'elle devient de plus en plus populaire.
Il y a un nombre incroyable d'articles, de rapports, de sondages et de livres sur ce sujet. Une recherche Internet sur le thème « travail et famille » en se servant du moteur de recherche Alta Vista a produit 2 136 pages Web connexes rien qu'au Canada et plus de 42 000 dans le monde. Une recherche similaire avec le moteur Google a produit plus de 350 000 pages Web à travers le monde. Le contenu des pages Web couvre une grande variété de sujets et d'approches.
Les résultats de ces recherches sur l'Internet soulignent l'importance de ce sujet. Mais ils révèlent également que nombre des conclusions - certainement pas toutes - sont davantage basées sur de l'information non scientifique que sur des données et une recherche solides et fiables.
Au Canada, la recherche sur le travail et la famille « a été entravée par le manque d'information pertinente recueillie par le biais d'échantillons nationaux représentatifs.3 » Heureusement, Statistique Canada et d'autres ont tenté de remédier à la situation et des pas importants ont été franchis ces dernières années, notamment par l'Enquête sur les horaires et les conditions de travail réalisée pour la première fois en 1991, puis en 1995. Les données pour ces deux études ont été largement tirées de l'Enquête sur la population active. Statistique Canada4, Développement des ressources humaines Canada5 et d'autres ont préparé plusieurs rapports s'inspirant de ces enquêtes. Une des ramifications de cet effort a été l'introduction d'un échantillon connexe dans l'Enquête sur la population active produite mensuellement. Le présent rapport est fortement basé sur la nouvelle information recueillie au moyen de ce procédé.
Une autre initiative majeure concernant la collecte d'information fiable a été de tenter de mesurer la quantité de temps que les membres de la famille consacrent au travail rémunéré et non rémunéré. Pour ce faire, on a appliqué la méthode de l'Enquête sociale générale élaborée par Statistique Canada. Les plus récents résultats concernent 1998. Ces enquêtes se sont aussi intéressées aux questions touchant le stress. DEUXIÈME PARTIE ANALYSES ET GRAPHIQUES SUR LES TENDANCES
Tendance 1 et 2 - Nombre et âge des conjoints, des conjointes et des parents seuls
Ce rapport examine les tendances concernant l'emploi, la famille et le stress des conjoints, des conjointes et des parents seuls pour la période 1990 à 2000. Les premiers graphiques situent cette expérience dans une perspective à moyen terme en se reportant à la décennie antérieure.
Quelques définitions sont nécessaires. Dans l'ensemble de ce rapport, le mot « conjoint » ou « conjointe» s'entend de toute personne mariée ou vivant en union libre. Sauf indication contraire, le mot « enfant » s'entend de toute personne de la naissance à 24 ans vivant encore à la maison. Dans certains cas, l'âge de l'enfant peut varier; ce qui sera précisé le cas échéant. Certaines personnes sont exclues de cette analyse : les conjoints, conjointes et parents seuls de moins de 15 ans et de 65 ans et plus, les enfants de plus de 24 ans vivant toujours à la maison avec leurs parents ainsi que les personnes célibataires et seules. - Le nombre total de personnes mariées ou en union libre avec des enfants de moins de 25 ans et les parents seuls avec des enfants de tout âge se situait à près de 10,5 millions en 1980. Ce chiffre est passé à 11,8 millions en 1990, puis s'est établi à 12,8 millions en 2000.
- L'accroissement du nombre de conjoints, de conjointes et de parents seuls a été d'un peu plus de 12 % seulement entre 1980 et 1990, et d'un peu moins de 9 % entre 1990 et 2000.
- La structure démographique ou par âge de ces groupes change rapidement. Le nombre de conjoints, de conjointes et de parents seuls dans le groupe des 15 à 24 ans a baissé lentement au cours de la plus grande partie des deux dernières décennies. Le nombre des 25 à 34 ans a atteint un sommet à la fin des années 1980, mais depuis lors ce groupe s'est contracté de plus de 20 %. En 1980, le groupe des 25 à 34 ans était la tranche d'âge la plus imposante, mais en 2000 il occupait le troisième rang et est en passe de glisser au quatrième.
- Au cours des deux dernières décennies, le groupe des 35 à 44 ans a connu la croissance la plus fulgurante en termes de nombre de conjoints, de conjointes et de parents seuls, mais ce groupe a aussi commencé à plafonner. Le nombre des 45 à 54 ans a enclenché une croissance exponentielle au cours de la dernière décennie, et cette tendance se maintiendra pendant plusieurs années encore. Le groupe des 55 à 64 ans commence présentement une croissance accélérée.
Commentaires
La structure par âge changeante des familles canadiennes rend maintenant plus difficile l'interprétation des incidences des grandes tendances. Pour ce faire, il faut comprendre comment les changements qui surviennent dans la vie des couples mariés ou vivant en union libre et des parents seuls au cours des cycles normaux de la vie. Les groupes plus jeunes finissent leurs études, entrent dans la population active, sont plus susceptibles d'avoir des enfants beaucoup plus jeunes et de tenter d'acheter leur première maison. Les groupes plus âgés sont plus établis et beaucoup d'entre eux se retrouvent seuls quand leurs enfants quittent la maison.
Qui plus est, l'effectif des groupes plus jeunes se contractent, pendant que celui des groupes plus âgés s'élargit et connaîtra une croissance accélérée à l'avenir. Il est souvent utile d'examiner les différents genres de famille et de situations familiales au sein de ces groupes d'âge, et c'est ce que nous ferons.
Tendance 1 - Les conjoints, les conjointes et les parents seuls croissent en nombre

Tendance 2 - …et ils vieillissent

Tendances 3 et 4 - Taux d'emploi et de chômage Pour la plupart des couples mariés ou vivant en union libre et les parents seuls, une des principales caractéristiques de la vie, est la nécessité d'occuper un emploi rémunéré afin de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. La conjoncture économique volatile des deux dernières décennies a eu un impact sur la plupart des familles.- En 1980, environ 69 % de l'ensemble des conjoints, des conjointes et des parents seuls âgés de 15 à 64 ans avaient un emploi dans la population active rémunérée. Cette proportion était passée à 74 % en 1990 et avait atteint un sommet de 76 % en 2000. Ce mouvement à la hausse est essentiellement dû à la croissance rapide de la participation des femmes à la population active rémunérée. La croissance de leur taux de participation se compare au taux stable ou en déclin des hommes.
- Les cycles économiques récurrents ont eu un effet particulier sur les pourcentages de participation des conjoints, des conjointes et des parents seuls à la population active rémunérée à différentes périodes au cours des 20 dernières années. La récession du début des années 1980 et de celui des années 1990 a provoqué une baisse marquée des taux d'emploi. Le sommet des taux d'emploi atteint en 1981 n'a pas été revisité avant 1985 (quatre ans plus tard), tandis qu'il a fallu attendre jusqu'en 1997 et 1998 (sept à huit ans plus tard) pour atteindre à nouveau le sommet de 1990. Depuis lors, les taux d'emploi ont connu de plus fortes hausses encore. En 2001, certains signes de faiblesse sont réapparus.
- Le taux de chômage connu par ces mêmes familles a été encore plus volatile. Au début des années 1980, ce taux se situait à 5,5 %, puis est monté en flèche pour se retrouver à environ 9 % en 1983 et 1984. La reprise économique subséquente a fait baisser le taux de chômage à moins de 7 % à la fin des années 1980. La récession du début des années 1990 a fait remonter le taux de chômage à 9 % en 1993. Ensuite, la plus longue reprise survenue dans la période d'après-guerre a ramené ce taux à 5 % en 2000. Le taux de chômage enregistré pour 2000 a été le plus faible du dernier quart de siècle.
Commentaires La volatilité de ces deux tendances devrait servir d'avertissement. Il est toujours souhaitable de considérer des événements particuliers dans une perspective à plus long terme. Les années choisies comme points de départ et points cibles sont très importantes et peuvent contribuer à fournir à un analyste les données nécessaires pour prouver presque tout. Des conclusions simples peuvent exclure beaucoup de facteurs importants ou être simplement trompeuses ou erronées.Il faut souligner que les conditions d'emploi en 2000 étaient les meilleures enregistrées depuis très longtemps. Cependant, il ne faut pas oublier le nombre d'années qu'il a fallu pour y arriver. La diminution des taux d'emploi et la hausse des taux de chômage durant une grande partie de la première moitié des années 1990 ont exercé des pressions à la baisse sur les salaires moyens, les revenus familiaux et les taux d'épargne. Pour certains genres de familles, les revenus moyens après impôt n'ont retrouvé les niveaux de 1990 qu'en 1999.
(Pour plus de détails, les lecteurs peuvent se référer à la dernière édition du rapport annuel produit par l'Institut Vanier de la famille intitulé L'état actuel du budget de la famille canadienne.
Tendance 3 - Le marché de l'emploi rémunéré attire de plus en plus de personnes  Tendance 4 - Taux de chômage volatile - source de joie et d'angoisse  Tendances 5 et 6 - Les conjoints, les conjointes et les parents seuls selon le genre de famille et l'âge Ces deux graphiques présentent les principaux personnages de ce rapport. Les totaux (de la tendance 1) sont maintenant répartis en trois catégories de famille.- Le genre de famille qui a connu la croissance la plus rapide est celui des parents seuls avec enfants (famille monoparentale). La taille de ce groupe a augmenté de 23 % entre 1990 et 2000. Dans ce groupe, la surprise vient du bond de 58 % du nombre de pères seuls. Les pères seuls représentent maintenant presque 20 % de tous les parents seuls par rapport à « seulement » 15 % il y a à peine 10 ans. Le nombre de mères seules a progressé de 17 % pendant la même période. Il est intéressant de noter que les pères seuls sont beaucoup plus âgés que leurs homologues féminins. Seulement 14 % des pères seuls ont moins de 35 ans par rapport à près du tiers des mères seules.
- Le nombre de couples mariés ou en union libre sans enfants a augmenté de 18 % au cours de la décennie. Cette tendance résulte principalement de la proportion grandissante des couples et parents seuls maintenant âgés de 45 ans et plus et dont les enfants quittent à présent la maison. Un enfant né d'une mère de 25 ans en 1980 aurait eu 20 ans en 2000 et pourrait avoir déjà quitté la maison. La mère avait 45 ans, ce qui la plaçait dans le groupe d'âge ayant connu la plus forte croissance depuis 1990. (Voir tendance 2)
- Le nombre de couples mariés ou en union libre avec enfants a progressé de 2 % « seulement » entre 1990 et 2000. Mais ce groupe est demeuré le plus imposant des trois genres de famille.
- Comme on pouvait s'y attendre, les conjointes avec enfants étaient plus jeunes que celles sans enfants. En 2000, quelque 62 % des conjointes sans enfants à la maison avaient entre 45 et 64 ans, tandis que seulement 28 % des conjointes avec enfants faisaient partie de ce groupe d'âge. Une tendance similaire a été observée parmi les conjoints.
Commentaires Les couples d'âge moyen et le nombre croissant de « nids vides » constituent un facteur majeur de l'accroissement assez prononcé du nombre de couples sans enfants. Ce phénomène est donc fondé sur des tendances sociales et démographiques.De nos jours, la séparation et le divorce sont les principales causes de la croissance numérique et proportionnelle des familles monoparentales. Les naissances attribuées aux femmes qui ne sont ni mariées ni en union libre confirment aussi plus que jamais la réalité de la monoparentalité. Ces tendances ont influé sur la situation et les perspectives des femmes et des enfants.
La monoparentalité semble maintenant avoir un impact mesurable sur les hommes. Cette étude tente de jeter un peu de lumière sur la situation des pères seuls, mais le manque de données fiables a entravé le processus.
Tendance 5 - Le nombre de couples avec enfants a peu progressé dans la décennie
Tendance 6 - Les pères seuls sont beaucoup plus âgés que les mères seules| % Distribution de la population selon l'âge et la situation de famille, 2000 | | Femmes | | | Conjointes sans enfants 0-24 ans | Conjointes avec enfants 0-24 ans | Parents seuls avec enfant de tout âge | | 15-24 | 6,7 | 2,9 | 6,7 | | 25-34 | 18,6 | 25,1 | 23,5 | | 35-44 | 12,9 | 44,5 | 40,9 | | 45-54 | 27,5 | 24,9 | 25,1 | | 55-64 | 34,3 | 2,7 | 3,9 | | total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | | Hommes | | | Conjoints sans enfants 0-24 ans | Conjoints avec enfants 0-24 ans | Parents seuls avec enfants de tout âge | | 15-24 | 4,0 | 1,2 | 2,3 | | 25-34 | 20,3 | 19,1 | 12,0 | | 35-44 | 14,9 | 42,0 | 40,7 | | 45-54 | 23,7 | 31,0 | 37,9 | | 55-64 | 37,1 | 6,7 | 7,1 | | total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | | Source : People Patterns Consulting. Fondé sur l'EPA de Statistique Canada. |
Tendances 7 et 8 - Taux d'emploi selon le genre de famille et le sexe Dans cette étape finale, nous faisons le point sur nos six principaux groupes de famille. Une tendance antérieure a révélé que les taux d'emploi rémunéré pour l'ensemble des conjoints, des conjointes et des parents seuls avaient atteint des niveaux sans précédent en 2000. D'autres détails indiquent des différences majeures entre les hommes et les femmes.- Le pourcentage de conjoints avec enfants qui occupent un emploi demeure le plus élevé parmi les six groupes, mais ce taux a peu progressé sur l'ensemble de la décennie. Les taux d'emploi des conjoints sans enfants ont, en fait, subi une légère baisse.
- Les taux d'emploi parmi les conjointes avec enfants ont augmenté pendant la plus grande partie de la décennie, atteignant des niveaux record en 2000. À l'inverse de ce qui s'est passé pour les autres groupes, la récession du début des années 1990 n'a pas poussé les conjointes avec enfants hors de la population active rémunérée. Le taux d'emploi parmi les conjointes sans enfants est demeuré stable pendant la première moitié de la décennie, mais a aussi atteint des niveaux sans précédent en 2000.
- Les taux d'emploi pour les mères seules étaient de 59 % en 1990. Ils avaient régressé à 52 % en 1993, mais ont bondi à un nouveau sommet en 2000. Phénomène remarquable, les mères seules sont maintenant beaucoup plus susceptibles (67 %) d'être dans la population active rémunérée que les conjointes sans enfants (63 %). Comme nous le verrons plus tard, elles connaissent par ricochet des niveaux de stress beaucoup plus élevés. (Voir tendance 37). Les taux d'emploi pour les pères seuls ont à peine progressé au cours de la décennie même s'ils ont connu une forte chute pendant la première moitié des années 1990.
Commentaires Traditionnellement, les pères ont travaillé dur pour subvenir aux besoins de leur famille. Aujourd'hui, la plupart des mères - qu'elles soient mariées, en union libre ou seules - font de même.L'augmentation du nombre et de la proportion de femmes occupant un emploi rémunéré est remarquable. Cette tendance reflète les changements survenus dans l'économie et le marché du travail ainsi que les changements dans les valeurs et les aspirations des femmes et des hommes. Les femmes d'aujourd'hui sont mieux scolarisées que celles des générations précédentes et nombre d'entre elles ont choisi d'utiliser leurs compétences et leurs talents à l'extérieur comme à l'intérieur du foyer. Les tendances 15 et 16 indiquent que les femmes prennent et maintiennent de plus en plus d'engagements à long terme envers leurs employeurs. En outre, beaucoup de conjointes ont aidé leur famille à s'adapter sur le plan financier aux faibles conditions économiques de la première moitié des années 1990. La poussée des taux d'emploi parmi les mères seules peut être en partie liée aux réductions des prestations d'aide sociale dans certaines provinces et territoires et qui ont encouragé les parents seuls à se chercher un emploi rémunéré. Il importe de reconnaître que la majorité des mères seules entrent sur le marché du travail quand leurs enfants commencent à fréquenter l'école.
Ces tendances expliquent pourquoi la plupart des parents apprécieraient des milieux de travail « favorables à la famille » et une variété de services de garde d'enfants à prix raisonnable, accessibles et surtout de qualité.
Tendance 7 - Taux d'emploi en forte hausse chez les conjointes avec enfants  Tendance 8 - Poussée des taux d'emploi chez les mères seules  Tendance 9 et 10 - Taux d'emploi selon l'âge de l'enfant Le fait d'avoir des enfants exerce un impact majeur sur le travail rémunéré et non rémunéré. Les grands changements sont surtout réflétés dans les taux d'emploi chez les femmes. Les estimations pour ces deux tendances sont tirées du Recensement de 1996. Certains taux d'emploi ont été ignorés parce que la catégorie concernée compte trop peu de personnes.- Les conjoints de 15 à 44 ans avec enfants ont fondamentalement un taux d'emploi de 87 % sans égard à l'âge de leurs enfants. Il est intéressant de souligner que les taux d'emploi pour les conjoints de 25 à 34 ans enregistrent un léger recul à mesure que leurs enfants grandissent, tandis qu'ils augmentent pour leurs conjointes.
- Le tableau est beaucoup plus impressionnant dans le cas des conjointes avec enfants. Le taux d'emploi passe de 60 % quand les enfants ont moins de deux ans à 75 % quand ils ont entre 15 et 24 ans. Pour chacun des groupes d'âge 15 à 24 ans, 25 à 34 ans et 35 à 44 ans, le taux d'emploi est beaucoup plus faible pour celles ayant des enfants plus jeunes et augmente quand les enfants sont plus vieux. C'est particulièrement le cas pour le groupe le plus jeune de conjointes (15-24 ans) avec enfants.
- Les taux d'emploi des mères seules augmentent fortement à mesure que leurs enfants vieillissent. Le taux d'emploi passe de 31 % pour les mères seules avec des enfants de moins de deux ans à 69 % au moment où le benjamin est dans la fourchette des 15 à 24 ans. Cette tendance à la hausse est aussi évidente pour chacun des trois groupes d'âge du tableau.
- Les taux d'emploi pour les pères seuls sont plus élevés au départ et augmentent plus lentement à mesure que leurs enfants vieillissent. Le taux d'emploi passe de 68 % quand les enfants sont très jeunes à 76 % quand ils ont entre 15 et 24 ans. Le tableau ne répartit pas les pères seuls en trois groupes d'âge en raison de leur nombre relativement faible et de la volatilité élevée.
Commentaires Règle générale, il semble que les hommes mariés ou vivant en union libre continuent à occuper un emploi et à fournir une grande partie de la stabilité financière de la famille.La majorité des conjointes travaillent à l'extérieur du foyer, mais sont beaucoup plus susceptibles de quitter un emploi (pour quelque temps à tout le moins) pendant que leurs enfants sont jeunes et exigent une attention particulière. (Voir les tendances 25 à 32 pour une analyse plus approfondie)
Les conjoints et conjointes plus jeunes sont plus susceptibles de ressembler à la pseudo-famille « traditionnelle » : les jeunes pères sont soutiens de famille et les jeunes mères restent à la maison pour s'occuper des enfants. Cela semble être une situation très temporaire.
Tendance 9 - L'âge de l'enfant influe le plus sur la situation professionnelle de la mère seule  Tendance 10 - 87 % des conjoints travaillent sans égard à l'âge de leurs enfants Taux d'emploi selon l'âge du parent et l'âge de l'enfant % de chaque groupe ayant un emploi rémunéré, 1996 | | | Au moins 1 enfant de moins de 2 ans | Enfant 2-5 ans seulement | Benjamin 6-14 ans | Benjamin 15-24 ans | | Conjointes avec enfants | 15-24 | 38 | 47 | 59 | Trop peu | | 25-34 | 64 | 69 | 68 | 73 | | 35-44 | 65 | 72 | 74 | 76 | | 15-44 | 60 | 68 | 73 | 75 | | Mères seules | 15-24 | 21 | 31 | 38 | Trop peu | | 25-34 | 40 | 53 | 54 | 59 | | 35-44 | 51 | 61 | 67 | 70 | | 15-44 | 31 | 48 | 62 | 69 | | Conjoints avec enfants | 15-24 | 71 | 72 | 69 | Trop peu | | 25-34 | 89 | 87 | 83 | 81 | | 35-44 | 89 | 89 | 89 | 87 | | 15-44 | 87 | 87 | 88 | 87 | | Pères seuls | 15-44 | 68 | 71 | 75 | 75 | | Source : People Patterns Consulting. Fondé sur le Recensement de Statistique Canada. |
Tendances 11 et 12 - Emploi atypique Il y a eu beaucoup de discussion et de spéculation sur la tendance voulant qu'on s'éloigne des emplois « type » à temps plein. Un emploi type est habituellement défini comme un poste à temps plein, continu, du lundi au vendredi, occupé à l'extérieur du foyer pour un seul employeur.6 Les quatre prochains graphiques classent trois types d'emploi comme atypiques : le travail à temps partiel (moins de 30 heures par semaine), le travail autonome et les emplois secondaires. L'ensemble des emplois atypiques sont la somme de ces trois types.- En comparant les tendances de l'emploi entre les différents genres de famille, il semble y avoir eu une convergence rapide concernant la proportion dans les groupes qui occupent un emploi atypique. En 1990, quelque 36 % des couples avec enfants occupaient un emploi atypique par rapport à 30 % des couples sans enfants ou des parents seuls. En 2000, les trois groupes se situaient dans une bande étroite de 36 % à 37 %.
- Vers la fin de la décennie, un plus grand nombre de conjoints et de conjointes ont repris des emplois types. Ce changement reflète les améliorations enregistrées dans le marché du travail pendant cette période. Il sera intéressant de voir si le ralentissement économique récent produira encore plus d'emplois atypiques.
- Les femmes continuent d'être beaucoup plus susceptibles que les hommes d'occuper un emploi atypique. En 2000, 44 % des travailleuses et 31 % des travailleurs avaient un tel emploi. L'écart entre les hommes et les femmes représentait exactement 13 points de pourcentage en 1990 et en 2000.
Commentaires Pour un grand nombre de personnes, l'« emploi atypique » pourrait être plus souhaitable. Certaines préfèrent travailler à temps partiel, être travailleuses autonomes ou trouver un emploi secondaire pour harmoniser leurs responsabilités professionnelles et familiales, acquérir de nouvelles expériences ou gagner plus d'argent. Beaucoup de personnes présument que la plupart des gens sont obligés de prendre ces emplois atypiques... c'est peut-être vrai pour certains, peut-être même pour la majorité, mais il s'agit d'une exagération évidente.Les emplois atypiques procurent souvent plus de flexibilité. Les emplois à temps partiel permettent à un grand nombre de conjointes et de mères seules de gagner un revenu ainsi que de s'occuper de leurs enfants et d'autres membres de la famille.
Un des inconvénients des emplois atypiques est qu'ils fournissent rarement le même accès aux avantages sociaux ou le même niveau d'avantages sociaux. Il s'agit d'un problème sérieux tant à l'heure actuelle que pour l'avenir.
En 1995, environ 58 % des employés à temps plein avaient un régime de pension autre que les régimes gouvernementaux... seulement 19 % des travailleurs à temps plein étaient couverts par tel régime. Cette même année, 63 % des employés à temps plein possédaient un régime de soins dentaires par rapport à seulement 18 % des travailleurs à temps partiel.7 Les différences sont semblables en ce qui concerne l'assurance-maladie complémentaire, le congé de maladie payé et les vacances payées. Le salaire horaire des employés à temps partiel est plus faible que celui des employés à temps plein. Les travailleurs autonomes gagnent, en moyenne, moins que les employés à temps plein.
Tendance 11 - Convergence des groupes dans l'emploi atypique  Tendance 12 - Les femmes sont plus susceptibles d'occuper un emploi atypique  Tendances 13 et 14 - Plus d'information sur l'emploi atypique Il y a une forte corrélation entre l'emploi atypique, le genre de famille et le nombre de soutiens économiques dans la famille.- Les classements du tableau indiquent que les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'occuper des emplois atypiques, peu importe leur genre de famille. Elles sont aussi plus susceptibles d'occuper un emploi atypique tant dans les familles à revenu unique que celles à deux revenus. Le taux de participation de l'ensemble des conjointes avec enfants varie étonnamment peu dans tous les groupes répartis par tranche de 10 ans des catégories allant de 15 à 24 ans à 45 à 54 ans.
- Les conjointes avec enfants dans les couples à deux revenus sont les plus susceptibles (48 %) d'occuper un emploi atypique. Dans ce groupe, environ 28 % travaillent à temps partiel, 15 % sont travailleuses autonomes et 5 % ont plus d'un emploi. Les conjoints dans ces genres de famille sont parmi les moins susceptibles (31 %) d'avoir un emploi atypique et très peu (3 %) travaillent à temps partiel.
- Le deuxième groupe le plus susceptible (41 %) d'occuper un emploi atypique se compose des conjointes sans enfants dans une famille à deux revenus. Les conjoints de ce groupe sont aussi les plus susceptibles (35 %) d'avoir un emploi atypique. Environ 23 % de ce groupe de conjoints sans enfants sont des travailleurs autonomes, le taux le plus élevé, tous groupes confondus.
- Les mères seules sont les plus susceptibles (6 %) d'avoir plus d'un emploi.
- Quand il s'agit du travail autonome, il existe une différence évidente entre les hommes et les femmes. Les hommes sont beaucoup plus susceptibles (22 %) que les femmes (10 % à 15 %) d'être travailleurs autonomes.
Commentaires Beaucoup de conjointes avec enfants semblent recourir au travail atypique pour concilier leurs responsabilités professionnelles et familiales. Le deuxième soutien économique dans une famille peut recourir à un emploi atypique pour gagner un revenu d'appoint et maintenir le contact avec la population active, tout en ayant assez de flexibilité pour ses responsabilités familiales.De toute évidence, le rôle d'harmonisation est plus souvent dévolu aux femmes qu'aux hommes.
L'émergence des familles à deux revenus semble aussi un des principaux facteurs de la tendance en faveur de l'emploi atypique en raison de la flexibilité qu'elles offrent aux familles qui tentent de trouver une combinaison « appropriée » de travail rémunéré et non rémunéré pour les deux conjoints.
Tendance 13 - Les conjointes avec enfants se classent au premier rang pour les emplois atypiques | % de chaque groupe occupant un emploi non-traditionnel, 2000 | | Genre de famille | Total | Temps partiel | Travailleur autonome | Emplois multiples | | Conjointes avec enfants | 47 | 27 | 15 | 5 | | Conjointes sans enfants | 40 | 21 | 14 | 5 | | Mères seules 38 21 11 6 | 38 | 21 | 11 | 6 | | Pères seuls | 34 | 7 | 22 | 5 | | Conjoints sans enfants | 33 | 6 | 23 | 4 | | Conjoints avec enfants | 30 | 4 | 22 | 4 | | Nombre de soutiens économiques | | | Conjointes avec enfants, 2 soutiens économiques | 48 | 28 | 15 | 5 | | Conjointes sans enfants, 2 soutiens économiques | 41 | 20 | 15 | 6 | | Conjointes sans enfants, 1 soutien économique | 38 | 26 | 10 | 2 | | Conjointes avec enfants, 1 soutien économique | 38 | 24 | 10 | 4 | | Conjoints sans enfants, 2 soutiens économiques | 35 | 8 | 23 | 4 | | Conjoints sans enfants, 1 soutien économique | 30 | 6 | 21 | 3 | | Conjoints avec enfants, 2 soutiens économiques | 31 | 3 | 23 | 5 | | Conjoints avec enfants, 1 soutien économique | 27 | 4 | 19 | 4 | | Source : People Patterns Consulting. Fondé sur l'EPA de Statistique Canada. |
Tendance 14 - Les emplois atypiques varient peu selon l'âge chez les conjointes avec enfants  Tendance 15 et 16 - Ancienneté professionnelle Les médias parlent souvent de données qui portent à croire qu'il est de plus en plus difficile de rester avec le même employeur. Les faits semblent mettre en doute cette conclusion, du moins en ce qui concerne les familles.- Le nombre moyen de mois que les employés passent avec le même employeur était plus élevé en 2000 qu'en 1990 pour tous les groupes qui paraissent dans la tendance 15. Cette augmentation était faible parmi les hommes (+2 à 3 mois), mais plus importante (+14 à 19 mois) chez les femmes. Les hommes possèdent encore une plus grande ancienneté professionnelle.
- Les parents seuls ont le plus d'ancienneté professionnelle auprès du même employeur (129 mois ou près de 12 ans), tandis que les mères seules ont le moins d'ancienneté professionnelle (85 mois ou un peu plus de 7 ans). Une grande partie de cette différence est probablement due au fait que les pères seuls sont beaucoup plus âgés que les mères seules. (Voir tendance 6)
- L'ancienneté professionnelle pour les conjointes sans enfants (103 mois ou 8,6 ans) se situait à 86 mois en 1990, une augmentation considérable de 17 mois. L'ancienneté professionnelle des femmes avec enfants a progressé de 19 mois en moyenne pendant la même période. Il s'agit de très fortes augmentations en une « seule » décennie.
- Il est surprenant de constater que parmi les conjointes de 35 à 44 ans, l'ancienneté professionnelle moyenne en 2000 avait rejoint celle des conjointes sans enfants.
Commentaires La plupart des travailleurs et travailleuses ayant une famille désirent la stabilité d'emploi et ils semblent en avoir davantage. L'ancienneté professionnelle s'améliore même dans le cas des emplois à temps partiel. Dans la plupart des cas, cette stabilité mène à une bonification des avantages sociaux. En ce qui concerne les travailleurs et travailleuses à temps partiel, l'amélioration des avantages sociaux constitue une avancée louable.L'allongement de l'ancienneté professionnelle est en partie strictement démographique. Les gens plus âgés ont une ancienneté d'emploi plus longue du simple fait qu'ils sont dans la population active depuis plus longtemps que les jeunes gens. En outre, il y a beaucoup plus de personnes âgées qu'il y a à peine une décennie (Voir tendance 2). À l'avenir, le vieillissement de la population active entraînera une augmentation supplémentaire de l'ancienneté professionnelle (pour des raisons strictement démographiques).
La tendance 16 semble indiquer que les femmes qui ont des enfants s'efforcent de maintenir leurs connexions avec leurs employeurs actuels. Les modifications récentes au Règlement sur l'assurance-emploi, qui prévoient maintenant un an de congé parental, pourraient leur faciliter la tâche à l'avenir.
Tendance 15 - L'ancienneté professionnelle en hausse pour tous les genres de famille au cours de la décennie  Tendance 16 - Les conjointes avec enfants restent plus longtemps avec le même employeur  Tendances 17 et 18 - Heures consacrées à un emploi rémunéré À la lumière des données de 1990 et de 2000, il semble que le nombre d'heures travaillées sur une base hebdomadaire par les conjoints, les conjointes et les parents seuls n'a pas beaucoup changé sur une période de dix ans, même si des variations sensibles ont été enregistrées à ce niveau tout au long de cette décennie.- Dans une semaine typique, les heures de travail rémunérées effectuées en moyenne par les hommes (39 à 41 heures) sont notablement plus longues que chez les femmes (30 à 33 heures).
- En moyenne, le nombre d'heures travaillées par semaine a diminué au début des années 1990 à cause de la récession. On a enregistré une légère hausse en 1993 et 1994, suivie d'une période stable jusqu'en 1998, à laquelle a succédé une forte progression au cours des deux dernières années de la décennie.
- Le nombre d'heures travaillées par les conjoints avec ou sans enfants était très similaire en 1990 et en 2000. Par contraste, les conjointes avec enfants travaillaient 48 minutes de plus par semaine à la fin de la décennie.
- Les pères seuls travaillaient aussi 48 minutes de plus à la fin de cette période.
- Les personnes qui font 40 heures ou plus de travail rémunéré par semaine sont souvent classées comme ayant « de longues heures de travail ». Au cours de la décennie, le pourcentage des conjoints, conjointes et parents seuls travaillant au moins 40 heures par semaine a quintuplé pour cinq des six groupes, le groupe des mères seules ayant fait exception. Parmi les femmes, ce sont les conjointes avec enfants qui ont connu la plus forte hausse en pourcentage pour les « longues heures de travail ».
- Pendant cette période, le pourcentage des personnes travaillant moins de 35 heures par semaine a généralement diminué.
Commentaires Le nombre d'heures travaillées par les employés est généralement considéré comme un indicateur de la santé de l'économie et des changements structurels dans le secteur industriel. Ce nombre peut aussi refléter les changements de préférences au sein de la population active en fonction des circonstances et des responsabilités familiales.Un plus grand nombre de femmes travaillent et il semble que de plus en plus de conjointes « sont au travail » pendant de plus longues heures chaque semaine aujourd'hui qu'auparavant.
Tendance 17 - Les hommes consacrent de plus longues heures à un emploi rémunéré  Tendance 18 - Plus de conjointes avec enfants travaillent 40 heures ou plus.  Tendances 19 et 20 - Heures supplémentaires Une minorité significative de conjoints, de conjointes et de parents seuls font des heures supplémentaires pour leur employeur ou pour eux-mêmes dans le cas des travailleurs autonomes. Il n'y a pas suffisamment de données pour suivre cette tendance selon le genre de famille sur toute la décennie.- Les pères seuls (28 %) sont les plus susceptibles de faire des heures supplémentaires dans une semaine typique, suivis de près par les conjoints avec enfants (27 %), puis par les conjoints sans enfants (25 %). Les heures supplémentaires de ces conjoints et pères seuls sont de l'ordre de 10 heures par semaine, travail supplémentaire rémunéré et non rémunéré confondu.
- Environ 18 % de toutes les conjointes et mères seules occupant un emploi font des heures supplémentaires pour à peu près huit heures par semaine ou l'équivalent d'une journée de travail additionnelle par semaine.
- Environ 10 % à 12 % de tous les conjoints, conjointes et parents seuls font des heures supplémentaires « non rémunérées » pour leur employeur. On note très peu de variation dans ce pourcentage selon le sexe ou le genre de famille.
- Beaucoup de gens pourraient se surprendre de constater que les conjoints et les conjointes dans les familles à deux revenus sont tous les deux plus susceptibles de faire des heures supplémentaires que leurs pairs des familles à un revenu unique. Environ 22 % des conjoints sans enfants dans les familles à revenu unique font des heures supplémentaires et ce pourcentage grimpe à 26 % pour les conjoints des familles à deux revenus. Dans un couple avec enfants, les deux conjoints sont aussi plus susceptibles de faire des heures supplémentaires s'il y a deux soutiens économiques dans la famille.
Commentaires Dans la majorité des familles, les gens vont au travail à l'heure et quittent à l'heure. Autrement dit, un grand nombre de conjoints, de conjointes et de parents seuls accordent une grande « importance » au temps passé en dehors de leur travail rémunéré.Malgré tout, environ un homme sur quatre et près d'une femme sur cinq font des « heures supplémentaires » pour répondre aux besoins de leurs employeurs, pour gagner un peu plus d'argent ou les deux. Dans un autre sens, un grand nombre de gens se perçoivent comme des bourreaux de travail. (Voir tendances 41 et 42). Parfois, les heures supplémentaires font simplement partie intégrante de la routine familiale et parfois, cela signifie que les gens, par nécessité, reprogramment leur vie « à la dernière minute ».
Tendance 19 - Les hommes sont beaucoup plus susceptibles de faire des heures supplémentaires  Tendance 20 - Deux soutiens économiques signifient plus d'heures supplémentaires pour les deux  Tendances 21 et 22 - Gains horaires et hebdomadaires De plus en plus, les familles comptent sur les salaires de l'homme et de la femme pour « joindre les deux bouts ». Ces deux tableaux fournissent des renseignements détaillés sur les gains horaires et hebdomadaires des hommes et des femmes occupant un emploi, selon l'âge pour les différents genres de famille.- Parmi tous les groupes de conjoints, conjointes et de parents seuls, les personnes âgées de 15 à 24 ans gagnent les plus bas salaires horaires et hebdomadaires.
- Les rémunérations horaires des hommes et des femmes se situent parmi les plus élevées chez les personnes mariées avec enfants. Les gains horaires des conjoints avec ou sans enfants ainsi que des pères seuls se situent parmi les plus élevés chez ceux âgés 45 à 54 ans. Il en est de même pour les femmes de 45 à 54 ans, à l'exception des conjointes âgées de 35 à 44 ans sans enfants qui gagnent un salaire un peu plus élevé.
- Les salaires hebdomadaires moyens des hommes comptent aussi parmi les plus élevés chez ceux qui sont mariés avec enfants tandis que parmi les femmes, ce sont les conjointes sans enfants qui gagnent les plus hauts salaires.
- Il existe encore un écart salarial significatif entre les hommes et les femmes. Il est intéressant de constater que cet écart est plus prononcé sur une base hebdomadaire que sur une base horaire. La raison en est que les femmes travaillent moins d'heures en moyenne que les hommes. Au niveau des groupes en tant que tels, ce sont les couples sans enfants qui connaissent le plus faible écart salarial. En effet, les conjointes gagnent 78 % et 68 % du salaire de leurs conjoints respectivement sur une base horaire et hebdomadaire.
- L'écart salarial hebdomadaire varie selon l'âge des conjoints et des conjointes et du genre de famille. Les conjointes âgées de 25 à 34 ans sans enfants gagnent environ 79 % du salaire de leurs conjoints. Les conjointes plus âgées, 55 à 64 ans, sans enfants gagnent seulement 59 % du salaire de leurs conjoints.
- L'écart salarial chez les conjointes plus jeunes (25 à 34 ans) avec enfants est aussi moins grand (67 %) que pour leurs pairs plus âgés se trouvant dans une situation similaire. Les groupes de conjointes plus âgées avec enfants gagnent de 61 % à 63 % du salaire de leurs conjoints.
- On enregistre l'écart salarial le plus faible parmi les parents seuls (80 %) âgés de 15 à 24 ans, suivi de celui des personnes âgés de 55 à 64 ans (74 %).
Commentaires La plupart des conjoints avec enfants semblent accepter le travail rémunéré comme leur principale responsabilité. Ces pères travaillent le plus grand nombre d'heures, sont plus susceptibles de faire des heures supplémentaires et font les plus gros salaires hebdomadaires. Par comparaison, les conjointes avec enfants, travaillent en moyenne moins d'heures par semaine, font moins d'heures supplémentaires et gagnent un salaire moindre. Cela ne signifie pas que les femmes travaillent moins sérieusement que les hommes à subvenir aux besoins et à prendre soin de leur famille. (Voir tendances 33 à 36)Tout compte fait, ce sont les mères et les pères avec enfants à charge qui gagnent le salaire familial le plus élevé. (Voir tendance 23)
Tendance 21 - Le salaire des conjoints atteint son sommet pour les 45-54 ans | Gains horaires et hebdomadaires, 2000 | | | Rémunération horaire | Rémunération hebdomadaire | | | hommes | femmes | écart salarial | hommes | femmes | écart salarial | | Couples sans enfants 0-24 | | 15-24 | 12,72 $ | 11,00 $ | 0,86 | 504 $ | 373 $ | 0,74 | | 25-34 | 18,26 $ | 15,91 $ | 0,87 | 734 $ | 581 $ | 0,79 | | 35-44 | 20,13 $ | 16,83 $ | 0,84 | 814 $ | 614 $ | 0,75 | | 45-54 | 22,38 $ | 16,27 $ | 0,73 | 899 $ | 569 $ | 0,63 | | 55-64 | 21,01 $ | 15,11 $ | 0,72 | 823 $ | 485 $ | 0,59 | | Total | 20,00 $ | 15,58 $ | 0,78 | 799 $ | 547 $ | 0,68 | | Couples avec enfants 0-24 | | 15-24 | 12,68 $ | 10,05 $ | 0,79 | 518 $ | 316 $ | 0,61 | | 25-34 | 18,29 $ | 15,07 $ | 0,82 | 746 $ | 500 $ | 0,67 | | 35-44 | 21,42 $ | 16,25 $ | 0,76 | 867 $ | 545 $ | 0,63 | | 45-54 | 23,24 $ | 17,38 $ | 0,75 | 931 $ | 589 $ | 0,63 | | 55-64 | 22,16 $ | 16,73 $ | 0,75 | 869 $ | 526 $ | 0,61 | | Total | 21,25 $ | 16,15 $ | 0,76 | 857 $ | 541 $ | 0,63 | | Parents seuls, selon l'âge, avec enfants de tout âge | | 15-24 | 10,09 $ | 9,01 $ | 0,89 | 361 $ | 287 $ | 0,80 | | 25-34 | 16,66 $ | 12,47 $ | 0,75 | 655 $ | 426 $ | 0,65 | | 35-44 | 19,69 $ | 15,28 $ | 0,78 | 794 $ | 533 $ | 0,67 | | 45-54 | 22,26 $ | 17,04 $ | 0,77 | 876 $ | 605 $ | 0,69 | | 55-64 | 22,12 $ | 16,92 $ | 0,76 | 778 $ | 577 $ | 0,74 | | Total | 21,18 $ | 15,00 $ | 0,71 | 797 $ | 523 $ | 0,66 | | Source : People Patterns Consulting. Fondé sur les données de l'EPA de Statistique Canada. |
Tendance 22 - L'écart salarial hebdomadaire est plus faible chez les femmes plus jeunes sans enfants Écart salarial hebdomadaire selon l'âge des adultes et le genre de famille, 2000 Gains hebdomadaires des femmes par rapport à ceux des hommes | | | 15-24 | 25-34 | 35-44 | 45-54 | 55-64 | | Couples sans enfants 0-24 | 0,74 | 0,79 | 0,75 | 0,63 | 0,59 | | Couples avec enfants 0-24 | 0,61 | 0,67 | 0,63 | 0,63 | 0,61 | | Parents seuls, enfant tout âge | 0,80 | 0,65 | 0,67 | 0,69 | 0,74 | | Source : People Patterns Consulting. Fondé sur l'EPA de Statistique Canada. |
Tendances 23 et 24 - Revenus familiaux Les tendances dans les revenus familiaux reflètent divers facteurs incluant les hauts et les bas de l'économie et les décisions des membres de la famille sur comment financer la gestion du ménage. (Remarque : Dans les deux graphiques ci-après, « enfant » s'entend des personnes âgées de la naissance à 17 ans et « chef de famille » réfère aux personnes de moins de 65 ans).- Le revenu moyen après impôt chez les familles avec enfants était plus faible année après année pendant la période de 1991 à 1996 qu'en 1990. Les choses se sont améliorées à chacune des quatre dernières années pour lesquelles des statistiques sont disponibles. Ainsi, le revenu familial en 1999 était d'environ 8,2 % supérieur à celui de 1990.
- Les couples sans enfants ont aussi connu une décennie volatile, mais ont fini par voir leur revenu progresser de 6,4 % en 1999 par rapport à 1990.
- Les mères et les pères seuls ont vu leur revenu croître d'environ 8 % entre 1990 et 1999. Les pères seuls s'en tirent nettement mieux que les mères seules.
- En 1999, le deuxième revenu dans le couple avec ou sans enfants a ajouté, en moyenne, 15 000 $ après impôt au revenu familial net. La contribution financière du deuxième soutien économique est à la hausse.
Commentaires Pendant la majeure partie des années 1990, le revenu familial a eu du mal à progresser au rythme de l'inflation. Le revenu de la plupart des groupes a stagné, voire diminué, pendant plusieurs années. La récente amélioration est très appréciée.L'accroissement du revenu familial moyen observé au cours des dernières années est dû au fait qu'un plus grand nombre de membres de la famille occupent un emploi rémunéré et travaillent pendant de plus longues heures. Les salaires horaires moyens sont demeurés inchangés tout au long de la décennie.
Beaucoup de familles s'efforcent de vivre selon leurs moyens et elles sont nombreuses à ne pas y arriver. Les taux d'épargne sont actuellement à un plancher historique.
(Pour en savoir plus sur les revenus, les dépenses, les épargnes et l'endettement des familles, veuillez consulter la plus récente édition de L'état actuel du budget de la famille canadienne publiée tous les ans par l'Institut Vanier de la famille.
Tendance 23 - Redressement du revenu familial de 1996 à 1999  Tendance 24 - Le deuxième soutien économique ajoute environ 15 000 $ au revenu familial  Tendances 25 et 26 - Raisons invoquées pour le choix d'un emploi à temps partiel Les tendances 11 à 14 examinent qui travaillait à temps partiel et dans d'autres emplois atypiques. Les tendances 25 et 26 considèrent les raisons pour lesquelles certains conjoints, conjointes et parents seuls travaillent à temps partiel. Les personnes qui déclarent travailler à temps partiel parce qu'elles « s'occupent de leurs enfants et de leur famille » illustrent le mieux le lien étroit entre l'emploi et la famille. Une autre des raisons possibles concerne une maladie personnelle ou un handicap, les études, des entreprises personnelles et plusieurs autres raisons liées à la conjoncture économique.- En 2000, environ 45 % des conjointes avec enfants âgées de 15 à 64 ans travaillaient à temps partiel pour prendre soin de leurs enfants et de leur famille. Il s'agit du pourcentage le plus élevé parmi les cinq groupes figurant à la tendance 25. En nombre absolu, 325 000 conjointes avec enfants travaillaient à temps partiel à cause de leurs enfants ou de leur famille. Les conjoints avec enfants qui travaillaient à temps partiel (7 %) étaient beaucoup moins susceptibles de donner comme raison les soins aux enfants et à la famille.
- Environ 26 % des mères seules, soit 23 000 femmes travaillant à temps partiel, le faisaient pour pouvoir s'occuper de leurs enfants et de leur famille. Les estimations concernant les pères seuls sont exclues en raison de la petite taille de l'échantillon.
- Seulement 8% de conjointes sans enfants travaillaient à temps partiel à cause de leurs enfants ou de leur famille. Les conjoints étaient moins susceptibles (3 %) de travailler à temps partiel pour prendre soin de leurs enfants et de leur famille.
- La tendance 26 classe selon l'âge les conjointes avec enfants qui travaillent à temps partiel à cause de leurs enfants ou d'autres raisons familiales. Près des deux tiers des conjointes de 25 à 34 ans qui travaillaient à temps partiel ont donné les enfants et leur famille comme raison. Ce ratio était près de 50 % pour les groupes d'âge de 15 à 24 ans et de 35 à 44 ans. À mesure que les enfants vieillissent, ils ne constituent plus la principale motivation du travail à temps partiel. Dans le groupe d'âge des 55 à 64 ans, seulement 8 % travaillent à temps partiel pour les raisons susmentionnées.
Commentaires Si les conjointes travaillent à temps partiel, c'est plus souvent qu'autrement à cause de responsabilités familiales. Quand les hommes travaillent à temps partiel, c'est habituellement pour d'autres raisons. Ainsi, les conjointes continuent d'assumer la principale responsabilité en matière de soins aux enfants et à la famille. Le travail à temps partiel apparaît comme l'une des stratégies qu'elles emploient pour harmoniser les exigences concurrentielles de leur vie professionnelle et familiale.Les mères seules assument, de toute évidence, la responsabilité de leurs enfants et nombre d'entre elles travaillent à temps partiel pour y parvenir.
Sur le plan statistique, le pourcentage de toutes les conjointes avec enfants qui travaillent à temps partiel à cause de leurs enfants et de leur famille va vraisemblablement diminuer au cours des décennies à venir. Cette situation n'éclaire pas les préférences des femmes, mais en dévoile beaucoup sur le vieillissement de la population. Le déclin pourrait diminuer à mesure qu'un plus grand nombre de femmes doivent s'occuper de leurs parents âgés.
Tendance 25 - Les enfants influent beaucoup sur qui travaille à temps partiel  Tendance 26 - Pour les conjointes de 25 à 34 ans, avoir des enfants va de pair avec emploi à temps partiel  Tendances 27 et 28 - Pourquoi on quitte un emploi sans en chercher un autre Beaucoup de personnes mariées ou vivant en union libre ainsi que de parents seuls quittent leur emploi... sans avoir été congédiés ou sans qu'on leur demande de partir volontairement. La tendance 27 porte sur les personnes qui quittent leur emploi pour des « raisons personnelles et familiales ». Parmi les autres raisons possibles, il y a la maladie ou le handicap personnel, les études, l'insatisfaction au travail, la retraite et autres.- En 2000, 42 % des conjointes âgées de 15 à 64 ans avec enfants encore à la maison ont quitté leur emploi pour des raisons personnelles et familiales. Depuis 1990, ces raisons sont un peu moins à l'origine du départ des conjointes du marché du travail. Le pourcentage des conjoints avec enfants qui ont quitté leur emploi pour des raisons familiales était beaucoup plus faible (6 %). Ces pourcentages se traduisent en nombre par 53 000 conjointes avec enfants et environ 3 000 conjoints avec enfants.
- Plus du quart des mères seules, soit 8 000 femmes, ont quitté leur emploi en 2000 pour des raisons personnelles et familiales.
- Les conjointes sans enfants sont beaucoup moins susceptibles (10 %) de quitter leur emploi pour des raisons personnelles et familiales. Seulement 6 % de leurs conjoints ont quitté leur emploi pour les mêmes raisons.
Il y a aussi des conjoints, des conjointes et des parents seuls qui aimeraient occuper un emploi rémunéré, mais n'en recherchent pas un pour des raisons personnelles et familiales. (Tendance 28)- En 2000, environ 38 % des mères seules et des conjointes avec enfants désireuses d'occuper un emploi rémunéré se sont abstenues d'en chercher un pour des raisons personnelles et familiales. En 2000, il s'agissait d'environ 3 700 mères seules et de 5 500 conjointes avec enfants. Ces raisons sont plus souvent invoquées aujourd'hui qu'auparavant. Seulement 7 % des conjoints avec enfants désireux de travailler se sont abstenus de chercher un emploi pour des raisons personnelles et familiales.
- Environ 10 % des conjointes sans enfants désireuses d'occuper un emploi rémunéré n'en ont pas cherché pour des raisons personnelles et familiales tandis que 6 % de leurs conjoints étaient dans la même position.
Commentaires Selon une perspective analytique, voici des graphiques fascinants qui améliorent nos connaissances sur les connexions entre emplois rémunérés et familles.Ces tendances démontrent clairement, encore une fois, que ce sont principalement les conjointes avec enfants qui doivent faire les ajustements nécessaires pour trouver le « juste » équilibre entre le travail et la famille. Beaucoup plus de conjointes travaillent à temps partiel, quittent leur emploi ou s'abstiennent d'en chercher un pour des raisons familiales que les conjoints. Malgré tout, de plus en plus de conjointes entrent sur le marché du travail.
Tendance 27 - Beaucoup de conjointes avec enfants quittent leur emploi pour des raisons familiales  Tendance 28 - Beaucoup de conjointes avec enfants s'abstiennent de travailler pour des raisons familiales  Tendances 29 et 30 - Autres données sur les jeunes mères quittant leur emploi Les conjointes avec enfants et les mères seules sont beaucoup plus susceptibles que les autres travailleurs et travailleuses d'entrer sur le marché du travail et d'en sortir, principalement pour des raisons familiales. Il n'est donc pas surprenant que cette tendance soit plus prononcée chez les jeunes femmes ayant de jeunes enfants.- La tendance est évidente. En 2000, environ 70 % des conjointes âgées de 15 à 24 ans avec enfants ont quitté leur emploi pour des raisons personnelles et familiales. Parallèlement, autour de 63 % des conjointes de ce groupe d'âge désireuses de travailler se sont abstenues de chercher un emploi rémunéré pour des raisons personnelles et familiales. Les pourcentages pour ces deux groupes de femmes de 25 à 34 ans ont légèrement reculé pour s'établir à 50 % environ. Parmi les groupes de conjointes plus âgées, les pourcentages ont diminué pour s'établir à près d'un tiers pour celles âgées de 35 à 44 ans, et entre 19 % à 25 % pour les conjointes âgées de 45 à 54 ans.
- Pour ce qui est des mères seules, les tendances sont pratiquement les mêmes par rapport à l'âge. Toutefois à ce niveau, les parents plus jeunes sont plus susceptibles de ne pas faire partie de la population active afin de prendre soin de leur famille. Pour la catégorie des 25 à 34 ans, environ la moitié de celles qui aimeraient travailler s'abstiennent de chercher un emploi pour des raisons personnelles et familiales. Dans ce même groupe d'âge, environ le tiers de celles qui ont quitté leur emploi l'ont fait pour des raisons personnelles et familiales. (Le groupe des 45 à 54 ans ne figure pas sur le graphique en raison de la petite taille de l'échantillon).
Commentaires Tel qu'indiqué (Tendances 25 et 26), les mères travaillent souvent à temps partiel pour prendre soin de leurs enfants et d'autres membres de la famille. Il apparaît aussi évident que beaucoup d'autres quittent souvent leur emploi rémunéré ou choisissent de ne pas entrer dans la population active, à tout le moins momentanément, à cause de leurs responsabilités et engagements familiaux.Il semble aussi qu'à mesure que les enfants vieillissent et entrent dans le système scolaire, leurs mères sont de plus en plus susceptibles de chercher et de trouver un emploi rémunéré stable et à long terme. Autrement dit, une fois acquise la certitude que leurs enfants sont en sécurité et en bonnes mains pendant la journée, un grand nombre de mères veulent entrer sur le marché du travail et font effectivement le saut.
Tendance 29 - Les jeunes conjointes avec enfants doivent faire le plus de compromis  Tendance 30 - … Il en est de même pour les mères seules  Tendances 31 et 32 - Jours de travail perdus Diverses raisons poussent les travailleurs à prendre des jours de congé, y compris une maladie personnelle, un handicap, et dans le cas qui nous intéresse, des raisons personnelles et familiales. Les deux tendances ci-après examinent le nombre de jours de travail perdus pour des « raisons personnelles et familiales », à l'exclusion du congé de maternité. Les estimations s'appliquent aux employés à temps plein seulement.- En 2000, les conjointes âgées de 15 à 64 ans avec enfants à la maison se sont absentées du travail pendant une vingtaine de jours, dont douze pour des raisons personnelles et familiales. Par comparaison, les conjoints avec enfants ne se sont pas présentés au travail en moyenne pendant sept jours dans l'année, dont un pour des raisons personnelles et familiales.
- Toujours en 2000, les conjointes âgées de 15 à 64 ans sans enfants à la maison se sont absentées du travail environ 11 jours dans l'année, dont trois pour des raisons personnelles et familiales. Parallèlement, leurs conjoints ont perdu huit jours de travail, dont un seul pour des raisons personnelles et familiales.
- Les mères seules ont pris 15 jours de congé dans l'année dont quatre pour des raisons personnelles et familiales. Les pères seuls ont pris huit jours de congé dans l'année dont aucune (du moins statistiquement parlant) n'était pour des raisons personnelles et familiales.
- La tendance 32 montre les jours de congé pour raisons personnelles et familiales pris par les personnes qui sont les plus sujettes à le faire. Les conjointes âgées de 15 à 24 ans avec enfants ont perdu 57 jours de travail en 2000 pour des raisons personnelles et familiales, ce qui donne en moyenne un jour par semaine. Suivent les conjointes âgées de 25 à 34 ans avec enfants qui se sont absentées du travail pendant environ 34 jours par an, soit à peu près trois jours par mois. Les mères seules de la même tranche d'âge ont perdu en moyenne 21 jours de travail, soit autour de deux jours par mois.
Commentaires Qui prend soin des enfants lorsqu'ils sont malades ou ne peuvent pas aller à l'école? Il semble que ce sont les mères qui assument le plus souvent cette responsabilité. Il en résulte que pour beaucoup de gens, le nombre de jours de travail perdus par les jeunes mères est « outrageusement » élevé. La situation aurait été bien pire si un grand nombre de mères ne travaillaient pas déjà à temps partiel ou n'avaient pas déjà quitté le marché du travail.Les jours de travail perdus signifient moins de revenu pour la famille et une perturbation dans le milieu du travail. Cela peut aussi causer une diminution des possibilités d'avancement et de promotion, voire entraîner plus de difficultés pour les femmes de trouver un emploi.
Mais, qu'est-ce qu'une mère est supposée faire lorsqu'elle est prise en étau entre son employeur et son enfant malade? La priorité semble évidente, du moins pour la mère, même si ce n'est pas encore le cas pour certains pères et employeurs.
Tendance 31 - Les femmes prennent beaucoup plus souvent congé pour des raisons familiales  Tendance 32 - Enfants malades? Les jeunes mères restent à la maison!  Tendances 33 et 34 - Travail rémunéré et non rémunéré Dans son Enquête sociale générale, Statistique Canada, définit le « travail rémunéré » comme incluant toutes les fonctions axées sur l'activité économique, incluant le travail rémunéré, les activités reliées au travail rémunéré et l'aller-retour au travail. Le « travail non rémunéré » comprend toute activité non économique incluant le magasinage et les soins aux enfants, le soutien social ainsi que les activités civiques et bénévoles. Les éléments exclus de la notion du travail comprennent dormir, manger, regarder la télévision, lire, pratiquer des sports ainsi que d'autres activités actives et les loisirs.Un important problème conceptuel se pose quant à l'évaluation du travail non rémunéré. Le temps passé à faire quelque chose ne concerne que l'activité principale et non pas les activités secondaires. Si quelqu'un est en train de lire, de regarder la télévision tout en gardant un oeil sur le bébé, seulement une de ces activités peut être considérée comme activité principale. Il en est de même si quelqu'un lave la voiture et garde un enfant. Souvent, il est difficile de choisir l'activité principale. Les tâches multiples sont exclues de ces mesures, même si elles surviennent tout le temps dans la vraie vie. Il faut aussi garder à l'esprit que les heures passées dans diverses activités se répartissent en moyenne sur une période de sept jours. En réalité, la plupart d'entre nous faisons notre travail rémunéré dans une semaine de cinq jours. - En combinant les heures de travail rémunérées et non rémunérées, les conjointes avec enfants font au « total » plus de travail que leurs conjoints. Les conjoints âgés de 25 à 44 ans avec enfants, occupant un emploi à temps plein, consacrent en moyenne 6,9 heures par jour à un emploi rémunéré et 3,4 heures par jour à un travail non rémunéré pour un total de 10,3 heures par jour. Les conjointes de 25 à 44 ans qui occupent aussi un emploi à temps plein travaillent en moyenne 10,5 heures par jour, dont 5,5 heures sont consacrées à du travail rémunéré, et 5 heures à du travail non rémunéré. Tout compte fait, ces conjointes travaillent 12 minutes de plus par jour que leurs conjoints dans la même situation. Une conjointe de 45 à 64 ans avec enfants, occupant un emploi rémunéré à temps plein, consacre 30 minutes de plus par jour comparativement à un conjoint dans la même situation.
- Les conjointes sans enfants qui occupent un emploi à temps plein travaillent en moyenne plus que leurs conjoints. Celles de 25 à 44 ans travaillent 12 minutes de plus par jour et les conjointes de 45 à 64 ans travaillent 6 minutes de plus par jour.
- En comparant les couples avec enfants (graphique supérieur) aux couples sans enfants (graphique inférieur), il apparaît évident que les couples avec enfants à la maison travaillent environ une heure de plus que leurs pairs sans enfants à la maison.
Commentaires En se fondant sur ces évaluations de l'emploi du temps, on constate que les femmes travaillent de « plus longues heures » que les hommes dans une fourchette de 6 à 30 minutes par jour.Les tentatives pour mesurer le « total » des heures de travail doivent être utilisées avec prudence.8 Tout le temps consacré à un emploi rémunéré est compté, y compris les pauses-café et la socialisation. Il n'en est pas de même pour le travail non rémunéré où les soins fournis aux enfants, à la famille ou aux personnes âgées en tant qu'activité secondaire ne sont pas comptés si une autre activité est considérée comme activité principale.
Tendance 33 - Les conjointes avec enfants « travaillent » de plus longues heures par jour  Tendance 34 - La présence d'enfants ajoute environ une heure par jour à la « charge de travail totale »  Tendances 35 et 36 - Emploi du temps et tâches multiples Le Recensement de 1996 de Statistique Canada contient d'autre d'information sur les connexions entre les responsabilités professionnelles et familiales. Dans le cas présenté ici, les estimations portent sur les personnes de 15 ans et plus et non pas sur celles âgées de 15 à 64 ans comme c'est le cas dans la plupart des tendances examinées dans ce document.Dans ce sondage, l'expression « soins aux enfants » concerne le nombre d'heures qu'un membre d'un couple a passé à s'occuper des enfants - leurs enfants ou ceux d'autres personnes - dans la semaine précédant le jour du recensement en 1996, sans être rémunéré. L'expression « travaux domestiques » non rémunérés se rapporte au nombre d'heures consacrées aux travaux domestiques, à l'entretien de la cour ou de la maison pour son propre ménage ou pour les autres (gratuitement) dans la semaine précédant le jour du recensement. Pour chacune de ces tâches, il pourrait y avoir chevauchement d'activités. Un conjoint ou une conjointe qui fait la vaisselle pendant une heure tout en gardant l'oeil sur un bambin de deux ans aura fait une heure d'activité sous forme de travaux domestiques et une heure de soins à l'enfant.
Ces graphiques examinent quel pourcentage de conjoints et de conjointes avec enfants consacrent 30 heures ou plus par semaine à ces activités. Pourquoi avoir choisi 30 heures? Étant donné qu'un travail à temps plein se définit habituellement sur la base de 30 heures ou plus, on a présumé dans le cadre de ce document que le conjoint ou la conjointe qui consacre au moins 30 heures au travail non rémunéré aura occupé un poste de travail complet ou un second poste de travail complet s'il ou elle a un emploi rémunéré. - Selon le Recensement, environ 17% des conjointes qui travaillaient à temps plein (barre supérieure dans la tendance 35), mariées à un homme n'étant pas dans la population active prodiguaient au moins 30 heures de soins aux enfants par semaine. Parmi leurs conjoints (deuxième barre dans la tendance 35), 17 % consacraient 30 heures ou plus par semaine à s'occuper des enfants. C'est la relation conjoint-conjointe la plus égalitaire au niveau des soins aux enfants et elle intervient lorsque les femmes travaillent à temps plein et que les hommes n'occupent pas un emploi rémunéré.
- Qu'advient-il si la situation est inverse, à savoir que le conjoint occupe un emploi à temps plein alors que la conjointe ne participe pas à la population active. Dans ce cas (les deux dernières barres de la tendance 35), 10 % des conjoints consacrent au moins 30 heures à s'occuper des enfants tandis que 53 % des conjointes font de même.
- En ce qui concerne les travaux domestiques (Tendance 36), les conjointes sont, dans tous les cas, plus susceptibles que leurs conjoints d'y consacrer 30 heures ou plus par semaine. Au niveau des travaux domestiques, les relations conjoint-conjointe sont encore plus déséquilibrées qu'elles ne le sont pour les soins aux enfants.
Commentaires La majorité des conjoints et conjointes ne font pas un second poste de travail complet (c.-à.-d. au moins 30 heures), mais ce sont les conjointes, et non les conjoints, qui le font le plus souvent. Les tendances 33 et 34 semblent indiquer qu'un grand nombre de couples ont trouvé une répartition quelque peu égale du travail rémunéré et non rémunéré sur la base des activités principales. Lorsqu'on tient compte des tâches multiples (Tendances 35 et 36), les résultats révèlent beaucoup moins d'égalité, et ce sont les femmes qui en font le plus. En utilisant l'une ou l'autre mesure, les femmes semblent faire plus d'heures de travail « au total ».Tendance 35 - Plus de conjointes que de conjoints font un second « poste de travail » pour s'occuper des enfants  Tendance 36 - … et des travaux domestiques  Tendances 37 et 38 - Le stress selon le genre de famille et l'âge En 1992 et en 1998, Statistique Canada a essayé de mesurer les niveaux de stress chez les gens dans différentes situations au moyen de dix questions aux répondants. (Voir tendances 41 et 42 pour la liste des questions.) Les personnes ayant répondu oui à sept des dix questions ont été classées comme « très stressées ». Selon Statistique Canada, les niveaux de stress varient avec « la complexité du rôle » ou le nombre de tâches que doit accomplir le sujet.9 Une totalisation spéciale des données a été faite pour ce document afin de mesurer les niveaux de stress particulier des conjoints, des conjointes et des parents seuls.- Le pourcentage des personnes « très stressées » s'est accru entre 1992 et 1998 pour chaque groupe de conjoints, de conjointes et de parents seuls. L'échantillon concernant les pères seuls était trop petit pour fournir des estimations pour les deux années susmentionnées.
- Les conjoints avec enfants ont enregistré la plus forte croissance (+ 8 points de pourcentage). La deuxième plus forte augmentation (+ 7 points de pourcentage) en niveaux de stress concernait les mères seules. Les conjointes avec enfants suivent de près avec une augmentation de 6 points de pourcentage. La plus faible augmentation a été enregistrée chez les conjoints et conjointes sans enfants.
- En 1992 et 1998, les mères seules ont enregistré les taux les plus élevés parmi les personnes « très stressées ». En 1992, une mère seule sur quatre était « très stressée » et cette proportion est passée à une sur trois en 1998. Il est intéressant de souligner que ce sont ces parents qui ont le plus accru leur participation à la population active rémunérée par rapport à tout autre groupe pendant les années 1990. (Voir tendance 8) Suivent, en termes de gravité de « niveau de stress », les conjointes avec enfants à 30 %, puis les conjoints avec enfants. Les conjoints sans enfants forment le groupe le moins stressé avec « seulement » 15 % d'entre eux classés dans la catégorie des personnes « très stressées ».
- L'âge influe aussi, en particulier s'il y a des enfants à la maison. Le niveau de stress des conjoints et conjointes de 25 à 34 ans avec enfants est plus élevé (30 %) par rapport à ceux et celles de 35 à 44 ans (28 %) ou de 45 à 54 ans (24 %). La baisse est graduelle. La courbe est plus stable et plus faible pour les personnes sans enfants. En effet, leur niveau de stress diminue sensiblement lorsque ce groupe atteint la fourchette des 55 à 64 ans.
Commentaires La majorité des conjoints, des conjointes et des parents seuls ne sont pas « très stressés », mais beaucoup le sont.Il n'a peut-être jamais été facile d'élever une famille, mais les parents d'aujourd'hui semblent payer un prix plus élevé pour goûter aux joies de la condition parentale. Ils doivent s'efforcer de gagner leur vie, de subvenir aux besoins de leurs enfants et de prendre soin d'eux-mêmes et des personnes qu'ils aiment. Il semble plus difficile de passer du temps ensemble en particulier pour ceux qui ont des enfants.
Les budgets familiaux deviennent de plus en plus serrés. À preuve, la diminution des pourcentages d'épargne personnelle annuelle. En 1990, une famille pouvait épargner 6 250 $ par an en moyenne mais ce chiffre était tombé à 1 660 $ en 1998.10
Tendance 37 - Les niveaux de stress ont augmenté pendant les années 1990  Tendance 38 - Surprise? Les familles avec enfants sont plus stressées  Tendances 39 et 40 - Le deuxième soutien économique et l'impact sur le stress Dans la majorité des familles, les deux conjoints occupent un emploi rémunéré. Cette réalité s'applique aussi bien aux familles avec ou sans enfants. Il existe un lien entre cette tendance et les niveaux de stress que subissent les membres des familles. La tendance 24 montre que les familles à deux revenus gagnent environ 15 000 $ de plus après impôt que les familles à revenu unique. Pour beaucoup de familles à deux revenus, le prix à payer pour ce pouvoir d'achat additionnel est le stress.- Les tendances 39 et 40 révèlent que pratiquement toutes les familles avec ou sans enfants, réparties en ménages à un ou deux revenus, étaient plus stressées en 1992 qu'en 1998. Seuls les conjoints dans les familles à revenu unique et sans enfants faisaient exception. Dans ces familles, le pourcentage des personnes « très stressées » est demeuré à 14 % ces deux années.
Comparaison entre les familles à revenu unique et les familles à deux revenus avec enfants- Si on examine la tendance 39, exclusivement pour l'année 1998, il apparaît clairement que pour les familles avec enfants, le passage de l'état de famille à revenu unique à celui de famille à deux revenus s'accompagne d'un bond dans le niveau de stress des conjointes, lequel est passé de 26 % à 32 %, soit une hausse de 6 points de pourcentage. Parallèlement, le niveau de stress des conjoints demeurait pratiquement inchangé à 25 % qu'ils soient dans une famille à un ou à deux revenus. La situation en 1992 était très similaire. Tout compte fait, ce sont surtout les conjointes (+ 12 points de pourcentage) et non pas les conjoints (+1 point de pourcentage) qui ressentent le surcroît de stress en passant de l'état de famille à un revenu à celle à deux revenus.
Comparaison entre les familles à revenu unique et les familles à deux revenus sans enfants- Si on examine la tendance 40, la situation des familles sans enfants est un tantinet différente et plus variable. En 1998, le passage de l'état de famille à revenu unique à celui de famille à deux revenus s'accompagnait d'une hausse de deux points de pourcentage dans le niveau de stress des conjointes et de cinq points de pourcentage en ce qui concerne leurs conjoints.
Commentaires L'examen de ces deux tendances révèle des conclusions fort intéressantes et peut-être surprenantes. Le passage à une famille à deux revenus semble avoir un impact différent selon que la famille a des enfants de la naissance à 18 ans ou pas. Dans les familles avec enfants, les conjointes sont plus stressées, tandis que les deux membres du couple deviennent plus stressés dans celles sans enfants.Les conjointes sont plus « stressées » lorsqu'il y a des enfants dans la famille. La raison en est probablement que les femmes semblent encore assumer la principale responsabilité des soins aux enfants. Ce constat était frappant dans les tendances précédentes qui montraient que les conjointes sont beaucoup plus susceptibles de travailler à temps partiel ou de quitter leur emploi pour des raisons familiales et encore plus susceptibles de perdre des journées de travail pour ces mêmes raisons.
Tendance 39 - Lorsqu'il y a des enfants, un deuxième soutien de famille est synonyme de stress accru pour les mères Conjoints et conjointes 15-64 ans avec enfants 0-18 ans % de chaque groupe considéré comme « très stressé » | | | 1992 | 1998 | Changement dans les points de % 1992 à 1998 | Changement dans les points de % au passage de famille à un revenu à celles à deux revenus | | En 1992 | En 1998 | Conjointes dans familles à 1 revenu | 17 | 26 | 9 | +12 | +6 | Conjointes dans familles à 2 revenus | 29 | 32 | 3 | Conjoints dans familles à 1 revenu | 17 | 25 | 8 | +1 | 0 | Conjoints dans familles à 2 revenus | 18 | 25 | 7 | | Source: People Patterns Consulting. Fondé sur l'Enquête sociale générale de Statistique Canada. |
Tendance 40 - Chez les couples sans enfants, aussi bien la conjointe que le conjoint sont plus stressés Conjoints et conjointes 15-64 ans sans enfants 0-18 % de chaque groupe considéré comme « très stressé » | | | 1992 | 1998 | Changement dans points de %1992 to 1998 | Changement de points de %au passage de famille à 1 revenu à celle à 2 revenus | | En 1992 | En 1998 | | Conjointes dans familles à 1 revenu | 11 | 19 | +8 | +7 | +2 | | Conjointes dans familles à 2 revenus | 19 | 21 | +2 | | Conjoints dans familles à 1 revenu | 14 | 14 | 0 | -2 | +5 | | Conjoints dans familles à 2 revenus | 12 | 19 | +7 | | Source: People Patterns Consulting. Fondé sur l'Enquête sociale générale de Statistique Canada. |
Tendances 41 et 42 - Les conjoints et les conjointes ne sont pas stressés pour les mêmes raisons Regardons les choses d'un peu plus près. Les modes d'évaluation de stress examinés dans les tendances 37 à 40 ont utilisé une mesure globale pour le stress. Les individus ayant répondu « oui » à sept questions sur dix touchant le stress ont été classés comme étant très stressés. Ces deux dernières tendances examinent maintenant les éléments qui forment cet ensemble. Dans chaque tableau, les facteurs de stress sont classés en fonction de la situation des conjointes dans les familles à revenu unique.- Dans la tendance précédente, on a indiqué que les conjointes avec enfants étaient plus « stressées » lorsque la famille passait de l'état de famille à revenu unique à celle de famille à deux revenus. En moyenne, dans la tendance 41, la situation pousse beaucoup plus de conjointes (+19 points de pourcentage) à dire qu'elles « manquent de temps pour leurs amis et leur famille ». Une forte augmentation (+12 points de pourcentage) est aussi visible dans les pourcentages signalant qu'elles « deviennent stressées lorsqu'elles n'ont pas assez de temps » pour faire ce qu'elles veulent et on note aussi un déplacement de 10 points de pourcentage chez celles qui se disent « constamment stressées ».
- La réaction des conjoints avec enfants est très différente. En gros, et toujours dans la tendance 41, le niveau de stress des conjoints n'augmente pas lorsqu'un second soutien de famille s'ajoute. Mais un examen plus approfondi des composantes indique que ces conjoints ressentent un stress additionnel important dans deux principaux domaines. Un nombre beaucoup plus important de conjoints (+12 points de pourcentage) pensent maintenant qu'ils manquent de « temps de loisirs » et d'autres encore (+8 points de pourcentage) qu'ils « aimeraient avoir plus de temps seuls ». C'est probablement dû au fait que les conjoints font maintenant plus de travaux domestiques et s'occupent davantage des enfants.
- Le niveau de stress lorsqu'il n'y a pas d'enfants (+5 points de pourcentage et +2 points de pourcentage pour les conjointes) augmente lorsqu'on passe de l'état de famille à revenu unique à celui de famille à deux revenus. En ce qui concerne le conjoint, l'accroissement est dû à une hausse d'au moins 10 points de pourcentage dans la moitié des 10 composantes... On dit devoir « diminuer le temps de sommeil », « être stressé lorsqu'il n'y a pas assez de temps », « se sentir constamment sous la pression », « manquer de temps pour la famille et les amis », et « manquer de temps pour les loisirs ». Chez les conjointes, la plus forte augmentation dans les dix points de pourcentage concerne le point « manquer de temps pour les loisirs » et « projeter de ralentir le rythme ».
- La catégorie de gens qui se disent des « bourreaux du travail » va de 26 % (pour les conjointes dans une famille à revenu unique avec enfants) à 36 % (pour les conjoints dans les familles à revenu unique avec enfants). Le fait de ne pas réaliser ses attentes occupe aussi une place importante dans la majorité des listes de facteurs de stress.
Commentaires La transition de famille à revenu unique à famille deux revenus a un impact différent sur les hommes et les femmes. Dans les familles à deux revenus avec enfants, les conjoints semblent maintenant accorder une grande valeur au manque de temps pour les loisirs et le manque de temps pour se retrouver seuls. Les conjointes, pour leur part, sont stressées parce qu'elles sentent avoir moins de temps pour la famille et les amis.Tendance 41 - Dans les familles à deux soutiens économiques avec enfants, les conjointes ont moins de temps pour la famille Conjointes et conjoints15-64 ans avec enfants 0-18 % des personnes stressées, total et 10 éléments, 1998 | | | Conjointes | Conjoints | | | 1 revenu | 2 revenus | Changement Points %* | 1 revenu | 2 revenus | Changement Points %* | | Très pressé par le temps | 26 | 32 | +6 | 25 | 25 | 0 | | Stressé par le manque de temps | 65 | 76 | +12 | 62 | 64 | +3 | | Attentes non réalisées | 57 | 59 | +2 | 46 | 49 | +4 | | Réduit les heures de sommeil | 51 | 59 | +9 | 62 | 59 | -3 | | Manque de temps de loisirs | 49 | 56 | +6 | 44 | 56 | +12 | | Pris par la routine quotidienne | 49 | 51 | +2 | 41 | 43 | +2 | | Aimerait plus de temps seul | 42 | 46 | +4 | 25 | 33 | +8 | | Se sent constamment stressé | 40 | 50 | +10 | 44 | 44 | 0 | | Manque de temps pour la famille et les amis | 38 | 57 | +19 | 57 | 59 | +2 | | Bourreau du travail | 26 | 29 | +4 | 36 | 34 | -1 | | Projette de ralentir le rythme | 19 | 28 | +9 | 25 | 28 | +3 | | Source: People Patterns Consulting. Fondé sur l'Enquête sociale générale de Statistique Canada |
Tendance 42 - Chez les couples sans enfants, les deux soutiens économiques manquent de temps de loisirs
Conjoints et conjointes 15-64 ans sans enfants 0-18 % de personnes stressées, total et 10 éléments, 1998 | | | Conjointes | Conjoints | | | 1 revenu | 2 revenus | Changement Points %* | 1 revenu | 2 revenus | Changement Points %* | | Très pressé par le temps | 19 | 21 | +2 | 14 | 19 | +5 | | Stressé par le manque de temps | 58 | 63 | +6 | 42 | 54 | +12 | | Attentes non réalisées | 52 | 52 | -1 | 42 | 45 | +3 | | Réduit les heures de sommeil | 43 | 43 | 0 | 40 | 52 | +13 | | Se sent constamment stressé | 39 | 39 | 0 | 24 | 35 | +12 | | Pris par la routine quotidienne | 38 | 44 | +7 | 30 | 39 | +9 | | Manque de temps pour la famille et les amis | 35 | 41 | +5 | 28 | 39 | +11 | | Manque de temps de loisirs | 31 | 40 | +9 | 30 | 42 | +12 | | Bourreau de travail | 29 | 28 | -1 | 35 | 29 | -6 | | Projette de ralentir le rythme | 28 | 37 | +9 | 31 | 34 | +3 | | Aimerait plus de temps seul | 25 | 25 | 0 | 16 | 23 | +7 | | * changements dans les points de pourcentage entre familles à 1 revenu et à 2 revenus | | Source: People Patterns Consulting. Fondé sur l'Enquête sociale générale de Statistique Canada |
Notes en fin de texte
1 Revue chronologique de la population active 2000, Statistique Canada, 71F0004XCB.2Population active et travail non rémunéré des Canadiens, Statistique Canada, Recensement de 1996, La série Dimensions (94F0006XCB) et La série : Le Pays - Édition complète 93F0020XCB96004).
3 Leroy Stone, 1994, Emploi et famille : les dimensions de la tension, Statistique Canada, 89-540F, Préface.
4Site Web de Statistique Canada (www.statcan.ca).
5 Site Web de DRHC (www.hrdc.gc.ca).
6 Brenda Lipsett & Mark Reesor, Flexible Work Arrangements, Evidence from the 1991 and 1995 Survey of Work Arrangements, R-97-10E, juin 1997, Développement des ressources humaines Canada, Direction générale de la recherche appliquée, page 2.
7 Brenda Lipsett & Mark Reesor, Flexible Work Arrangements, Evidence from the 1991 and 1995 Survey of Work Arrangements, R-97-10E, juin 1997, Développement des ressources humaines Canada, Direction générale de la recherche appliquée, page 5.
8 Statistique Canada, Aperçu sur l'emploi du temps des Canadiens en 1998, Statistique Canada, (12F0080XIF), novembre 1999, p. 19.
9Statistique Canada, Le Quotidien, 9 novembre 1999.
10 Roger Sauvé, L'état actuel du budget de la famille canadienne - Rapport 2000, Institut Vanier de la famille, 2001, p. 11.

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