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Imprimé du site web de l'Institut Vanier de la famille www.ivfamille.ca. Droits d'auteur 2007. L‘Intelligence affective, une affaire de cœur L’amour, la sympathie, la raison, la moralité, que Darwin comptait parmi les impératifs évolutionnistes, constituent les témoins d’une société marquée au sceau de la compassion et de la civilité. Il est regrettable que la lecture que nous faisons des théories de Darwin touchant le développement de l’humain accentue une vision déjà trop répandue de la nature humaine comme étant fondamentalement agressive, violente, égoïste et compétitive.Quand on y regarde de plus près, il semble que jamais Darwin n’ait eu l’intention de voir « la survivance du plus apte » servir d’explication complète du comportement humain. Bien au contraire, les écrits de Darwin témoignent d’une conviction profonde du fait que la vertu et la compassion nous donnent la capacité de mater nos instincts inférieurs. Dans un texte publié aujourd’hui par l’Institut Vanier de la famille (IVF) dans sa série Tendances contemporaines de la famille, intitulé « Faire évoluer l’intelligence émotionnelle : Une relecture de Darwin », l’auteur Jenni Tipper, attachée de recherche à l’IVF, nous met au défi de nous demander si bon nombre des postulats qui sous-tendent nos croyances touchant la nature humaine et l’évolution ne seraient pas tristement unilatérales. Tipper soutient que d’utiliser comme principe directeur la notion de la survivance du plus fort nous a menés au bord du précipice moral. Quand on observe le cours des événements, il est assez naturel de se dire que notre monde a un cruel besoin de modifier en profondeur les relations et les attentes humaines. Il apparaît que notre survie à long terme sera tributaire d’un engagement beaucoup plus fervent à l’égard de notre capacité d’amour, d’empathie, de dévouement et d’entraide. Autrement dit, l’évolution humaine exige que nous élevions notre quotient d’intelligence émotionnelle. S’appuyant sur les résultats mis de l’avant dans le document L‘Intelligence affective, une affaire de cœur, publié par l’IVF en 2005, Tipper explore les initiatives entreprises dans les salles communautaires, les centres de services aux familles et les milieux thérapeutiques et qui visent à soutenir ou à renforcer l’apprentissage émotionnel et social chez divers groupes de Canadiens. L’auteur a mis en relief un petit nombre de programmes et projets qui voient le jour dans différentes régions du pays et qui ont en commun un engagement à stimuler l’intelligence émotionnelle chez les participants. Il s’agit d’initiatives qui traduisent une conviction profonde touchant le rôle transformateur que peuvent jouer, dans nos vies personnelles comme dans les mondes sociaux que nous créons, la compassion et l’aptitude émotionnelle. Elles nous éclairent sur le genre d’actions entreprises à l’échelle du Canada pour améliorer la vie des enfants, des familles et des communautés. « Ce que nous espérons, dit Alan Mirabelli, directeur associé de l’IVF, c’est que ce survol nous permettra d’établir des ponts entre les individus, les groupes et les secteurs au moment où ils tentent, chacun de leur côté, de favoriser le bien-être social et émotionnel. » Ces programmes ne sont pas proposés à titre de « pratiques exemplaires »; ils sont plutôt des fenêtres qui servent à éclairer le monde dans lequel nous vivons, et qui nous permettent d’apercevoir un monde dans lequel nous aimerions vivre. Dans le meilleur des cas, ils nous proposent de nouvelles façons de nous exercer à ce qu’il y a de meilleur en nous. 38 p., 2007, 10 $
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