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L'état du budget de la famille
Rapport 2000
par Roger Sauvé,
People Patterns Consulting
(2001)
Ce deuxième rapport annuel donne l'état actuel du budget des familles et des ménages. On y trouve des mauvaises nouvelles, des bonnes nouvelles et des nouvelles…étonnantes.
- Le revenu familial dépasse légèrement les niveaux antérieurs de la décennie — Sous l'impulsion d'une reprise économique soutenue, le revenu familial moyen après impôt a progressé de 3,7 % en 1998, soit d'un « mince » 1,7 % de plus que le niveau antérieur de la décennie. La plupart des genres de famille ont enregistré un gain en 1998. Le revenu des individus libres de liens familiaux est demeuré inférieur à son sommet de 1989.
- Les familles s'en sont tirées avec plus de travailleurs et d'heures, mais au même salaire — L'amélioration constatée récemment dans le revenu familial tient strictement au fait que les travailleurs travaillent de plus longues heures et qu'un plus grand nombre de membres de la famille sont dans la population active. Les gains horaires réels n'ont opas augmenté depuis 1994.
- Diminution des taux de pauvreté depuis 1996 — Les taux de faible revenu (pauvreté), après impôt, sont passés de 11 % en 1996 à 9,1 % en 1998 pour l'ensemble des familles. Cela dit, les taux demeurent plus élevés que ceux de la décennie antérieure. La décennie s'avère toujours difficile pour les jeunes.
- Cinq millions de familles ont reçu une plus petite part du gâteau dans les années 1990 — Pendant la décennie, environ 5 millions de familles canadiennes ont vu leur revenu diminuer, tandis que 3,3 millions d'entre elles ont connu des augmentations. En 1989, les familles du quintile supérieur ont obtenu 37 % du « camembert du revenu familial » après impôt et près de 39 % en 1998.
- Les dépenses de loisir encore en tête de liste — Les dépenses consacrées aux loisirs, au divertissement, à l'éducation et à la culture ont connu une hausse rapide pendant chacune des trois dernières années et étaient 31 % plus élevées que le niveau de dépenses à ce chapitre dix ans plus tôt. Le phénomène est largement dû à l'augmentation du revenu des familles de la tranche supérieure de revenu.
- Les épargnes annuelles chutent, l'endettement s'accroît et les faillites montent en flèche — Les ménages ont épargné en moyenne 1 664 $ en 1999 par rapport à 6 250 $ dix ans plus tôt. Pendant la même période, on a constaté une augmentation de l'endettement et une hausse vertigineuse des faillites personnelles. Le niveau relativement bas des taux d'intérêt a aidé bon nombre de familles.
- La valeur nette en hausse — Les ménages canadiens ont maintenant une valeur nette (actif moins passif) moyenne de 231 000 $ et la situation s'est améliorée régulièrement au cours des dernières années. L'amélioration est uniquement due à l'appréciation de la valeur des actions et des pensions. La situation des actionnaires s'est beaucoup améliorée.
L'État actuel du budget de la famille canadienne — Rapport 2000 est un troisième document de la collection Tendances contemporaines de la famille préparé pour l'I.V.F. par Roger Sauvé, People Patterns Consulting.
20 p., 2001, 10 $

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