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L'état actuel du budget de la famille canadienne
Rapport 2002
par Roger Sauvé,
People Patterns Consulting)
(2003)
Ce quatrième rapport annuel fait le point sur le budget des familles et des ménages du Canada.
Ottawa—LA VALEUR NETTE EN BAISSE EN 2001
L'année 2001 a marqué la fin d'une hausse progressive de la valeur nette des ménages canadiens pendant une période de dix années consécutives. La valeur nette se situe à 258 607 $, une baisse d'environ 625 $, soit de 0,2 % par rapport à l'année précédente. La valeur des biens financiers a chuté, tandis que la valeur des biens réels (maisons, autos, etc.) a augmenté. De plus, les niveaux d'endettement total ont été graduellement à la hausse. Selon les indices, une chute additionnelle est prévue pour 2002.
ON OBSERVE UNE PLUS GRANDE PRUDENCE DES MÉNAGES EN CE QUI A TRAIT À LA DETTE
Selon l'augmentation relativement faible de la dette par ménage, il semble que par rapport aux dernières années, les Canadiens démontrent une plus grande prudence en ce qui a trait à l'emprunt. Le ratio d'endettement par ménage par rapport au revenu après impôt est demeuré d'environ 112 % au cours des quatre dernières années, suite à une forte hausse par rapport à 93 % en 1991. Les ménages canadiens ont toujours de la difficulté à épargner pour les temps difficiles ou la retraite. En 2002, l'épargne annuelle par ménage se situait à 2 700 $ en moyenne par rapport à 6 500 $ il y a une décennie.
LA SITUATION FINANCIÈRE DES MÈRES SEULES S'EST NETTEMENT AMÉLIORÉE
En moyenne, les mères monoparentales vivent dans des conditions financières nettement améliorées.
- Au cours de la dernière décennie, les mères seules ont connu la chute la plus dramatique de taux de faible revenu (pauvreté). Celui-ci a diminué de 48,5 % en 1991, pour se situer à 33,9 % en 2000. Cependant, le taux de faible revenu de ce groupe demeure de loin supérieur au taux de 7,9 % pour l'ensemble des familles.
- Les mères seules ont profité de gains après impôt d'environ 26,5 % au cours de la période couvrant 1991 à 2000. Cette amélioration représentait plus que le double des gains de l'ensemble des ménages.
- Pour les mères seules à faible revenu, le déficit par rapport au seuil de faible revenu (dollars requis pour se hisser au seuil de faible revenu) a reculé de 18 %, soit de 6 916 $ en 1991 à 5 694 $ en 2000.
Il semble que la plupart des gains proviennent d'une plus grande participation au marché du travail rémunéré de la part des mères seules ou de membres de la famille. Actuellement, 81 % des familles dont une mère seule est chef ont au moins un revenu, ce qui représente une hausse dramatique par rapport au 66 % en 1991. Les familles sans aucun revenu ont vu leur revenu baisser de 3 % au cours de la décennie. Le revenu moyen des familles à revenu unique a augmenté d'un modeste 4,6 % au cours de la même période. Par contre, les familles à revenu unique ou double ont enregistré des gains à deux chiffres.
Une plus grande participation au marché de l'emploi cause plus de stress. Le pourcentage de mères seules souffrant de " stress grave " a grimpé de 1 sur 4 en 1992 à 1 sur 3 en 1998.
AUTRES CONCLUSIONS DU RAPPORT
- Il faudrait allouer un budget annuel de 2,8 milliards de dollars pour éliminer la pauvreté chez les enfants au Canada.
- L'inégalité des revenus a été plus marquée au cours de la dernière décennie.
- En 2000, les familles du quintile inférieur ont enregistré un gain annuel net de 8 000 $, après transferts publics et impôt. Au cours de la même année, les familles du quintile supérieur ont fait une contribution nette d'environ 31 000 $.
24 p., 2003, 10 $

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