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Traits de familles

L'état actuel du budget de la famille canadienne

Rapport 2004

La dette moyenne des ménages plus élevée
que le revenu annuel disponible

Peu de Canadiens mettent de l'argent de côté pour les temps difficiles. Il y a vingt ans, les ménages canadiens épargnaient environ 20 % de leur revenu après impôt. Le taux d'épargne a plongé à zéro à la fin 2004 et la moitié des provinces ont enregistré un taux d'épargne négatif en 2003.

Les Canadiens n'épargnent pas et qui plus est, les deux tiers des familles se sont retrouvés dans le rouge à la fin de l'année. Les familles faisant partie des trois quintiles de revenu inférieurs (60 %) ont eu un manque à gagner de 1 100 $ à 2 300 $ en fin d'année et elles ont dû emprunter ou puiser dans leurs épargnes pour joindre les deux bouts. Seuls les ménages des deux quintiles supérieurs ont eu plus de revenus que de dépenses.

En 2004, la dette moyenne du ménage était de 66 800 $. Si on exclut le tiers des ménages sans dette, le niveau d'endettement frise les 100 000 $ pour les deux tiers qui sont endettés.

La dette totale des ménages équivaut à 121 % du revenu disponible par rapport à 86 % en 1980. La dette hypothécaire et la dette à la consommation équivalent à 105 % du revenu disponible, un bond de 31 % par rapport à 1980. Les bas taux d'intérêt ont permis à la plupart des familles de continuer à rembourser leurs dettes, mais beaucoup d'entre elles se retrouveront dans l'eau chaude advenant une hausse des taux d'intérêt. Quelque 84 000 personnes ont fait faillite en 2004.

Les Canadiens dépensent plus pour tout, des médicaments aux loisirs, en passant par l'éducation et le divertissement. Les dépenses totales ont grimpé de près de 30 % par ménage entre 1980 et 2004, mais les revenus après impôt n'ont augmenté que d'un maigre 4 %. Une analyse selon le groupe d'àge du ménage révèle que les groupes de 25 à 34 ans et de 35 à 44 ans supportent le plus important fardeau financier. Ils ont vu leur valeur nette diminuer respectivement de 36 % et de 18 % au cours des deux dernières décennies.

Telles sont quelques-unes des importantes conclusions contenues dans le sixième rapport annuel de l'Institut Vanier de la famille intitulé L'état actuel du budget de la famille canadienne. Le rapport de l'Institut démontre que le groupe d'àge des 55 ans et plus jouit de la meilleure sécurité financière.

« Si vous faites partie des groupes à revenu moyen ou faible et êtes àgé de moins de 40 ans, le manque de sécurité financière est une véritable source de stress », déclare Alan Mirabelli, directeur, administration et communications/information auprès de l'Institut Vanier de la famille.

Les taux de pauvreté s'améliorent depuis la fin des années 1990, mais de nombreuses familles sont au bord du gouffre. De grands écarts de revenu existent parmi les groupes d'àge, les niveaux de scolarité et les régions. « Ces disparités auront des répercussions à long terme », d'affirmer Mirabelli. Nous devons veiller à élaborer des politiques qui assureront un meilleur avenir aux personnes les plus touchées. »

31 p., 2005, 10 $
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